Science et nature

Le Japon lancera une sonde vers les lunes de Mars en octobre

L’engin spatial restera en orbite autour de Mars pendant environ trois ans et tentera d’atterrir sur Phobos.

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La fusée H3 de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale a été lancée depuis le centre spatial de Tanegashima, situé à Minamitane, sur l'île de Tanegashima, dans le sud du Japon, le vendredi 12 juin 2026. Photo: Kyodo News via AP La fusée H3 de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale a été lancée depuis le centre spatial de Tanegashima, situé à Minamitane, sur l'île de Tanegashima, dans le sud du Japon, le vendredi 12 juin 2026. Photo: Kyodo News via AP (Taichi Nagahisa)

Le Japon lancera le 20 octobre une sonde pour collecter et rapporter des échantillons de l’une des lunes de Mars, a annoncé l’agence spatiale japonaise jeudi.

La sonde martienne Martian Moons eXploration (MMX), non habitée et développée avec les agences spatiales américaines et européennes, ainsi que des universités et entreprises technologiques, devrait contribuer à percer les mystères des origines du système solaire et de la vie sur Terre.

L’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) a déclaré que la fusée phare H3 transportant la sonde MMX décollera du centre spatial de Tanegashima à 4h41 (heure locale) le 20 octobre.

L’engin spatial restera en orbite autour de Mars pendant environ trois ans et tentera d’atterrir sur Phobos, l’une des lunes de la planète.

La sonde recueillera au moins 10 grammes de matériau à la surface de Phobos, tandis que le rover IDEFIX — du nom du chien du héros de bande dessinée Astérix — effectuera des observations de surface.

La mission vise aussi à explorer Déimos, autre lune de Mars, mais sans y atterrir.

Une capsule de retour est censée revenir sur Terre et se poser en Australie en 2031.

L’agence spatiale espère que la mission révélera comment Mars et ses lunes se sont formées, une connaissance clé pour comprendre la naissance du système solaire.

La JAXA a précisé qu’il s’agirait en outre d’étudier la possibilité d’utiliser Phobos comme «station spatiale naturelle», en développant les technologies nécessaires pour un aller-retour vers Mars, une étape «essentielle pour l’exploration habitée» de cette planète.