Science et nature

Le cœur de la Voie lactée captée par un télescope

Les nuages de gaz et de poussière entourent le trou noir supermassif situé au centre de la galaxie.

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Cette image fournie par l'Observatoire européen austral montre la distribution complexe du gaz moléculaire dans la zone moléculaire centrale (CMZ) de la Voie lactée, représentée par différentes couleurs : monoxyde de soufre (cyan), monoxyde de silicium (vert), acide isocyanique (rouge), cyanoacétylène (bleu) et monosulfure de carbone (magenta). Les étoiles au premier plan de cette image ont été observées dans les longueurs d'onde infrarouges (filtres Y, Z et J). Cette image fournie par l'Observatoire européen austral montre la distribution complexe du gaz moléculaire dans la zone moléculaire centrale (CMZ) de la Voie lactée, représentée par différentes couleurs : monoxyde de soufre (cyan), monoxyde de silicium (vert), acide isocyanique (rouge), cyanoacétylène (bleu) et monosulfure de carbone (magenta). Les étoiles au premier plan de cette image ont été observées dans les longueurs d'onde infrarouges (filtres Y, Z et J).

Un télescope situé au Chili a révélé avec un niveau de détail sans précédent la splendeur tourbillonnante des gaz formant des étoiles au cœur de notre Voie lactée.

La photo publiée mercredi par l’Observatoire européen austral se concentre sur une région de gaz cosmiques froids de plus de 650 années-lumière de diamètre. Une année-lumière équivaut à près de 6000 milliards de miles (9700 milliards de kilomètres).

Les nuages de gaz et de poussière entourent le trou noir supermassif situé au centre de la galaxie.

Il s’agit de la plus grande image jamais prise par le réseau d’antennes ALMA dans le désert d’Atacama, l’un des endroits les plus arides de la planète.

En étudiant la naissance des étoiles dans cette zone dite « zone moléculaire centrale », les astronomes peuvent mieux comprendre l’évolution des galaxies, a déclaré Steve Longmore, responsable de l’étude à l’université John Moores de Liverpool.

« C’est un endroit extrême, invisible à nos yeux, mais qui se révèle désormais avec un niveau de détail extraordinaire », a déclaré Ashley Barnes, membre de l’équipe de recherche de l’Observatoire européen austral, dans un communiqué.