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L’année mémorable du Canada dans l’exploration spatiale devrait se poursuivre

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The crew for the upcoming NASA SpaceX launch (from left) — Sergey Teteryatnikov of Russia, pilot Luke Delaney, commander Jessica Watkins and Joshua Kutryk of Canada — pose for a photo at a news conference at the Kennedy Space Center in Cape Canaveral... L'équipage du prochain lancement NASA-SpaceX (de gauche à droite) — le Russe Sergey Teteryatnikov, le pilote Luke Delaney, la commandante Jessica Watkins et le Canadien Joshua Kutryk — pose pour une photo lors d'une conférence de presse au Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral, en Floride, le samedi 26 septembre 2026. (John Raoux)

L’astronaute Joshua Kutryk s’apprête à décoller jeudi à destination de la Station spatiale internationale, alors que le Canada poursuit une année mémorable en matière d’exploration et de recherche spatiales.

Âgé de 44 ans, il fait partie des quatre membres affectés à la mission SpaceX Crew 13 de la NASA, dont le décollage est prévu depuis le Centre spatial Kennedy pour une mission de six mois.

Après son arrivée samedi au centre spatial de Floride, Joshua Kutryk s’est dit reconnaissant de faire partie d’une équipe internationale composée notamment de Jessica Watkins et Luke Delaney, de la NASA, ainsi que du cosmonaute de Roscosmos Sergey Teteryatnikov.

«Je suis également ravi de participer à cette mission en tant que Canadien», a déclaré M. Kutryk aux journalistes.

Cette année a été passionnante pour l’exploration spatiale canadienne, a souligné Mathieu Caron, directeur du programme des astronautes, des sciences de la vie et de la médecine spatiale à l’Agence spatiale canadienne.

Le Canadien Jeremy Hansen faisait partie des quatre astronautes à bord de la mission Artemis II en avril — le premier voyage de l’humanité vers la Lune depuis plus de 50 ans. Au cours de ce survol lunaire de 10 jours, Jeremy Hansen et ses coéquipiers se sont éloignés de la surface de la Terre plus loin que quiconque avant eux.

La mission Artemis a enthousiasmé le monde entier et de nombreux internautes ont salué les astronautes pour avoir apporté de la joie et de l’espoir en cette période de turbulences géopolitiques.

M. Caron a affirmé que les missions spatiales démontraient l’importance de la coopération internationale. La station spatiale accueille des équipages du monde entier depuis l’an 2000.

«Depuis lors, nous avons toujours été dans une situation où l’objectif premier de ce partenariat, entre tous les partenaires internationaux, était d’assurer le bon fonctionnement et la sécurité de la station spatiale, a-t-il dit. Et vous pouvez imaginer qu’en 27 ans, il s’est passé beaucoup de choses, mais cet objectif n’a jamais faibli.»

Les systèmes robotiques canadiens — le célèbre Canadarm et son successeur Dextre — ont joué un rôle essentiel dans la construction et la maintenance de la Station spatiale internationale.

La mission de M. Kutryk sera très différente de la mission Artemis de M. Hansen. Le voyage vers la Lune s’apparentait davantage à un sprint: une distance plus longue, mais une durée bien plus courte, a expliqué M. Caron.

Il a ajouté que les astronautes de cette mission s’occuperont des installations de la station spatiale, participeront à un grand nombre d’expériences et auront véritablement «l’occasion de découvrir l’espace à un niveau bien plus profond, car ils devront y vivre et y travailler pendant plusieurs mois et trouver des moyens de le faire efficacement».

«La vie dans l’espace n’est jamais ennuyeuse; le simple fait de suivre ce que fait Josh pour contribuer au fonctionnement de ce magnifique laboratoire de classe mondiale sera fascinant, a-t-il dit. Mais nous sommes également impatients de découvrir toutes les recherches scientifiques qu’il mènera à bord de la station spatiale.»

Un privilège inestimable

L’ancien astronaute Bob Thirsk a été le premier astronaute canadien à participer à une mission de longue durée à bord de la station spatiale. Il se souvient d’être arrivé à la station et d’avoir été tellement absorbé par ses tâches qu’un autre astronaute a dû lui tapoter l’épaule pour lui rappeler de regarder par le hublot.

«J’ai eu un frisson qui m’a parcouru l’échine et j’ai pris conscience du privilège dont je bénéficiais, a-t-il raconté. J’ai également réalisé un rêve d’enfance.»

M. Thirsk a indiqué avoir envoyé un courriel à M. Kutryk mardi pour lui dire que, même s’il avait beaucoup de travail à accomplir dans l’espace, il devait également essayer de profiter de chaque instant du lancement.

«Son corps subira d’énormes variations de forces G, un peu comme dans des montagnes russes, ce qui sera très amusant, a-t-il dit. Mais (il doit) savourer chaque instant de cette aventure de huit minutes et demie.»

M. Thirsk a expliqué que passer un long moment dans l’espace transformait les astronautes tant sur le plan personnel que professionnel.

Il a expliqué qu’après avoir passé des mois à contempler la Terre et à réfléchir à la civilisation, il était revenu avec une vision plus globale de la pauvreté, de la surpopulation, des inégalités et des dommages environnementaux.

«Toutes les 90 minutes, nous voyons défiler un panorama différent de pays et de reliefs, mais aussi un monde sans frontières, a dit M. Thirsk. On se rend compte que tout ne fait qu’un et que tout est lié à la surface en dessous.»

Kelly Geraldine Malone

Kelly Geraldine Malone

Journaliste