Science et nature

La mission de sauvetage du télescope spatial Swift de la NASA est annulée

Publié le 

Cette photo fournie par la NASA montre Kieran Wilson, chercheur principal du projet LINK, et Hunter Robertson, ingénieur en systèmes spatiaux, tous deux employés chez Katalyst Space, debout à côté de leur engin spatial à l'intérieur du SES (simulateu... Cette photo fournie par la NASA montre Kieran Wilson, chercheur principal du projet LINK, et Hunter Robertson, ingénieur en systèmes spatiaux, tous deux employés chez Katalyst Space, debout à côté de leur engin spatial à l'intérieur du SES (simulateur d'environnement spatial) au Centre de vol spatial Goddard de la NASA à Greenbelt, dans le Maryland, le 17 avril 2026, avant les essais thermiques sous vide. Sophia Roberts/NASA via AP, archives (Sophia Roberts)

La mission visant à sauver le télescope Swift de la NASA, en train de sombrer, a été annulée mercredi, condamnant ainsi le télescope à une rentrée atmosphérique enflammée dans le courant de l’année.

La NASA et Katalyst Space Technologies ont annoncé la nouvelle plus d’un mois après le décollage du vaisseau spatial Link pour venir à la rescousse du télescope.

Katalyst, une jeune pousse, a déclaré que Link ne tenterait pas de capturer Swift et de le propulser sur une orbite plus élevée en raison de problèmes de contrôle du vaisseau spatial.

La NASA a précisé que cela signifiait que le télescope plongerait dans l’atmosphère après plus de 20 ans passés à observer certaines des plus grandes explosions de l’univers, telles que les sursauts gamma et l’éclatement des étoiles. Sa destruction n’est pas prévue avant octobre.

La NASA a versé 30 millions $ US à Katalyst afin de tenter de placer le télescope sur une orbite plus sûre et plus durable. Une intense activité solaire l’a fait perdre de l’altitude plus rapidement que prévu. Le vaisseau de sauvetage s’est mis à tourner de manière incontrôlable quelques semaines après son décollage, début juillet. Bien que les contrôleurs de vol aient réussi à ralentir la rotation de Link, des problèmes ont continué à entraver son pointage et son positionnement en orbite.

«Ce n’est pas le résultat auquel nous aspirions, mais cela ne change en rien le fait que cette mission valait la peine d’être tentée», a soutenu l’administrateur de la NASA, Jared Isaacman, dans un communiqué.

En guise de lot de consolation, Katalyst continuera à exploiter Link à proximité du télescope afin de démontrer ses capacités en vue de futures opérations de sauvetage.

Ghonhee Lee, PDG de Katalyst, a reconnu qu’il s’agissait d’une mission ambitieuse, avec un calendrier serré, mise sur pied en moins d’un an.

«Nous avons relevé ce défi à haut risque, mais très gratifiant, et nous sommes fiers des étapes franchies en cours de route, a déclaré M. Lee dans un communiqué. Nous avons déjà énormément appris.»

Lancé en 2004, Swift a vu ses instruments scientifiques mis hors service en début d’année afin de ralentir sa descente. Mercredi, il orbitait à une altitude de 345 kilomètres.

Katalyst espérait ramener le télescope sur son orbite d’origine, à 600 kilomètres, lui permettant ainsi de poursuivre ses observations cosmiques pendant de nombreuses années encore.

Le télescope spatial Hubble de la NASA aurait pu bénéficier d’une relance orbitale et aurait été le prochain sur la liste pour une tentative de sauvetage si cette mission s’était bien déroulée.

Hubble, âgé de 36 ans, est lui aussi en train de descendre en orbite en raison des récentes éruptions solaires. On ne sait pas pour l’instant si Hubble est désormais hors jeu.