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Fuites de carburant: la NASA espère maintenant lancer la mission Artemis II en mars

Le report du lancement «permettra aux équipes d’examiner les données et de procéder à une deuxième répétition générale».

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La pleine lune illumine le lanceur SLS de la NASA et la capsule Orion aux premières heures du dimanche 1er février 2026, au Centre spatial Kennedy, en Floride. La pleine lune illumine le lanceur SLS de la NASA et la capsule Orion aux premières heures du dimanche 1er février 2026, au Centre spatial Kennedy, en Floride. (Sam Lott)

La NASA espère maintenant lancer la mission Artemis II, à laquelle participera un Canadien, en mars, alors qu’elle a constaté des fuites de carburant lors d’un test décisif mené lundi.

Dans un communiqué, l’agence spatiale américaine a déclaré que le report du lancement «permettra aux équipes d’examiner les données et de procéder à une deuxième répétition générale».

Ces fuites sont survenues quelques heures après le début de l’opération de ravitaillement en carburant qui a duré toute la journée de lundi au Centre spatial Kennedy, en Floride.

Les quatre astronautes qui prendront part à la mission, dont le Canadien Jeremy Hansen, pourront sortir de leur confinement. Ils étaient en quarantaine depuis près de deux semaines.

La NASA a précisé que les astronautes retourneront en quarantaine «environ deux semaines» avant la prochaine fenêtre de lancement.

L’agence n’a donné aucune indication quant à une date officielle de lancement en mars, affirmant que ses équipes doivent d’abord «examiner en détail les données du test, résoudre chaque problème et reprendre les essais».

Deux interruptions

Lundi, les contrôleurs de lancement ont commencé à charger la fusée de 98 mètres de haut avec de l’hydrogène et de l’oxygène superfroids à midi. Plus de 2,6 millions de litres devaient être versés dans les réservoirs et rester à bord pendant plusieurs heures, imitant les dernières étapes d’un compte à rebours réel.

Or, une quantité excessive d’hydrogène s’est rapidement accumulée près du fond de la fusée. Le chargement d’hydrogène a été interrompu au moins deux fois.

L’équipe de lancement a tenté de résoudre le problème à l’aide de techniques mises au point lors du précédent compte à rebours du Système de lancement spatial, en 2022. Ce premier vol d’essai avait été perturbé par des fuites d’hydrogène avant de finalement décoller sans équipage.

La NASA a également indiqué dans son communiqué que des retards avaient été enregistrés dans les opérations de clôture pendant le test, ainsi que des problèmes récurrents de coupures audio pour les communications de l’équipe au sol.

Les quatre astronautes affectés à la mission ont suivi la répétition générale à près de 1600 kilomètres de là, à Houston.

L’agence spatiale ne dispose que de quelques jours par mois pour lancer la fusée, et une vague de froid avait déjà raccourci de deux jours la fenêtre de lancement de février.

Autour de la Lune

Au cours de cette mission de près de 10 jours, les astronautes passeront devant la Lune, contourneront sa mystérieuse face cachée, puis reviendront directement sur Terre.

L’objectif d’Artemis II est de tester le système de survie et d’autres systèmes vitaux de la capsule Orion. L’équipage n’entrera pas en orbite et ne tentera pas de se poser sur la Lune.

En plus de Jeremy Hansen, l’équipage d’Artemis II est composé des Américains Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover.

La NASA n’a pas envoyé d’astronautes sur la Lune depuis le programme Apollo, dans les années 1960 et 1970.

Le programme Artemis vise une présence plus durable sur la Lune. L’équipage du commandant Wiseman devra préparer le terrain pour de futurs alunissages qui seront réalisés par d’autres astronautes.