Mercredi dernier, quatre astronautes, dont le Canadien Jeremy Hansen, ont entamé un voyage autour de la lune. Artemis II est la première mission lunaire habitée depuis 1972. Cette aventure soulève évidemment beaucoup de questions, notamment sur l’alimentation des astronautes. La NASA a dévoilé lundi le menu de l’équipage de la mission Artemis II.
Sur papier, le menu semble appétissant: soupe poulet et nouilles, poulet sauce aux arachides, haricots verts épicés, purée de pommes de terre, dinde rôtie, riz aux tomates et aux artichauts, spaghetti à la sauce bolognaise, chou frisé sucré-salé, curry de crevettes et riz et macaroni au fromage.
You had us at cosmic brownie!✨
— NASA (@NASA) April 6, 2026
The @NASAArtemis II crew has quite a selection to choose from for midday meals.
Tell us your lunar lunch pick! pic.twitter.com/JQIbDqz45W
Par contre, certains pourraient faire la fine bouche en apprenant que la capsule Orion n’est pas plus grande qu’une fourgonnette et qu’elle ne contient ni réfrigérateur, ni poêle, ni micro-ondes.
Selon l’Agence spatiale canadienne (ASC), les aliments destinés aux astronautes sont donc majoritairement irradiés. Les astronautes disposent d’un distributeur d’eau à température ambiante pour réhydrater les aliments et d’un réchaud de faible puissance, sans plus.
Pour boire, les astronautes ont droit à deux boissons aromatisées par jour maximum (y compris le café, le thé et jus) ainsi qu’un sachet d’eau tous les deux jours. Ils ont aussi droit qu’à une seule paille par jour, sauf pour les boissons lactées.
Des menus sur mesure
Le menu des astronautes a été élaboré par des experts de l’ASC et de la NASA qui ont pris soin de choisir un menu équilibré pour la mission tout en tenant compte des goûts des astronautes.

Sur la page du gouvernement du Canada dédiée à la vie à bord d’Orion, on précise que les plats proposés sont choisis dans le menu permanent de la Station spatiale internationale (SSI) et qu’ils répondent sensiblement aux mêmes critères soit d’être compacts, légers, nutritifs, et savoureux.
Le dernier critère peut paraître surprenant, mais il faut savoir que le sens du goût des astronautes est diminué en apesanteur.
On s’assure également que les aliments choisis ne produisent pas de miette (pour ne pas contaminer l’air ambiant ou salir l’équipement) et que la nourriture se conserve au moins pour toute la durée d’une mission.
Si les conserves sont normalement permises à bord de la SSI, elles ne le sont pas à bord d’Orion puisqu’elles sont trop lourdes et encombrantes.
Pendant leur voyage à bord d’Orion, les astronautes ont droit à une seule cuillère et une seule paire de ciseaux chacun.
Des petites douceurs pour Hansen
L’Agence spatiale canadienne a mis des aliments canadiens au menu de plusieurs missions spatiales et celle d’Artemis II ne fait pas exception.
Jeremy Hansen et l’équipage d’Artemis II dégusteront notamment - si ce n’est pas déjà fait - des biscuits à la crème d’érable de l’entreprise québécoise Turkey Hill Sugarbush et du sirop d’érable de la coopérative québécoise Citadelle.
Selon l’ASC, il ressort de travaux de recherche psychologique menés sur des membres d’équipage travaillant dans un milieu confiné, comme à bord de vaisseaux spatiaux, que la variété, la qualité et la quantité des aliments consommés par les membres d’équipage ont une grande influence sur leur efficacité et leur bien-être général.
«Les astronautes auxquels on offre un choix d’aliments variés pendant leur mission sont plus en mesure de garder le moral et souffrent moins d’ennui, de perte d’appétit et de mauvaise nutrition», explique-t-on.
La mission Artemis II est le premier vol d’essai avec équipage de la campagne Artemis, une série de plusieurs missions visant à s’installer durablement sur la Lune et qui ouvrira la voie à l’exploration habitée de Mars.

