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Artemis II: Jeremy Hansen et les autres astronautes arrivent sur le site de lancement

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Les membres de l'équipage d'Artemis 2, de gauche à droite, le spécialiste de mission Jeremy Hansen, du Canada, la spécialiste de mission Christina Koch, le commandant Reid Wiseman et le pilote Victor Glover posent pour une photo après l'arrivée de l'... Les membres de l'équipage d'Artemis 2, de gauche à droite, le spécialiste de mission Jeremy Hansen, du Canada, la spécialiste de mission Christina Koch, le commandant Reid Wiseman et le pilote Victor Glover posent pour une photo après l'arrivée de l'équipage au Centre spatial Kennedy, le vendredi 27 mars 2026, à Cap Canaveral, en Floride. (AP Photo/Chris O'Meara) (Chris O'meara)

Les quatre astronautes, dont le Canadien Jeremy Hansen, qui s’apprêtent à devenir les premiers visiteurs lunaires depuis plus d’un demi-siècle, sont arrivés vendredi sur leur site de lancement en Floride. Ils ont rejoint l’imposante fusée qui se tient prête à décoller la semaine prochaine pour les emmener en orbite autour de la Lune.

Le commandant d’Artemis II, Reid Wiseman, est arrivé en avion avec ses trois coéquipiers depuis Houston. C’est la première fois qu’ils sont aussi près du lancement. Des fuites de carburant et d’autres problèmes techniques ont entraîné deux mois de retard et deux transferts entre le hangar et la rampe de lancement.

Le nouvel administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a accueilli les astronautes à leur sortie des jets d’entraînement T-38 au Centre spatial Kennedy. Outre MM. Wiseman et Hansen, l’équipage comprend Victor Glover et Christina Koch, de la NASA. Le comité d’accueil comprenait également la présidente de l’Agence spatiale canadienne, Lisa Campbell, des dizaines de responsables de la NASA et plus de 100 journalistes.

«Hé, allons sur la Lune!, a crié M. Wiseman à la foule. Je pense que le pays et le monde attendent depuis longtemps de refaire ça.»

«Nous sommes tous super motivés à y aller», a dit M. Hansen en anglais, avant d’ajouter en français: «Allons-y!»

La NASA vise un décollage dès mercredi. L’agence spatiale dispose des six premiers jours d’avril pour lancer la fusée Space Launch System avant de suspendre ses activités pendant près d’un mois.

M. Wiseman a souligné qu’il n’y avait aucune garantie que le lancement aurait lieu début avril comme prévu, et qu’il pourrait être repoussé à mai, voire à juin. La fusée Space Launch System n’a décollé qu’une seule fois auparavant; le vol d’essai sans équipage vers la Lune remonte à 2022.

«C’est le propre de ce métier, a déclaré M. Glover à propos de tous ces délais. Le décollage aura lieu lorsque les moteurs s’allumeront à T-zéro, et nous le comprenons parfaitement.»

La capsule Orion, placée au sommet de la fusée, transportera les quatre astronautes lors de la première mission lunaire de la NASA depuis Apollo 17 en 1972. Ce vol de 10 jours s’achèvera par un amerrissage dans le Pacifique.

En début de semaine, M. Isaacman a présenté un nouveau plan pour la base lunaire que la NASA prévoit de construire dans le cadre du programme Artemis. Le prochain vol vers la Lune sera suivi en 2027 d’une démonstration d’un atterrisseur lunaire en orbite autour de la Terre, puis en 2028 d’un, voire de deux alunissages par des astronautes.

Mme Koch a déclaré que ces changements étaient inspirants. «Nous sommes dans une course à relais... et si ça se trouve, cela ne fait que nous motiver encore plus.»

Marcia Dunn

Marcia Dunn

Journaliste