Les voyants sont déjà au rouge dans plusieurs urgences du Québec alors que la saison grippale n’a pas encore atteint son pic. Afin de trouver des solutions pour désengorger les urgences, une cinquantaine d’experts étaient réunis à Québec, lundi, à l’occasion du Forum national des urgences.
Avec un taux d’occupation moyen autour de 132 % dans les urgences de la province, l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ) veut notamment tirer des leçons du passé afin de mieux adapter le système aux réalités actuelles.
«On a discuté avec des gens de Colombie-Britannique, qui ont un système de téléconsultation très avancé comparé au nôtre, pour voir ce qui pourrait être adaptable pour le modèle québécois», mentionne le Dr Gilbert Boucher, président de l’AMUQ.
Il rappelle également qu’il y a plusieurs solutions qui pourraient permettre de réduire l’achalandage dans les urgences, mais qu’il faut «respecter les capacités du personnel».
À court terme, une meilleure communication avec la population est envisagée. Santé Québec souhaite notamment mettre à l’essai des projets pilotes visant à mieux orienter les patients vers les différentes portes d’entrée du réseau de la santé.
«On est en projet pilote dans Lanaudière actuellement et dans le Bas-Saint-Laurent. C’est une plateforme informatique qui nous permet d’être orientés vers le bon service pour notre besoin de santé», explique Véronique Wilson, directrice générale des services intégrés d’urgence et de première ligne chez Santé Québec.
Deux autres projets pilotes sont aussi en cours dans les Laurentides et la Capitale-Nationale avec le 811 où un assistant virtuel permet d’accélérer la prise de notes des infirmières afin de diriger les patients aux bonnes ressources.

