Vous l’avez sans doute remarqué, les allergies saisonnières sont arrivées plus tôt et frappent plus fort cette année. Derrière ce changement, les arbres qui fleurissent plus tôt qu’à l’habitude en raison des changements climatiques.
«Les étés sont plus longs, les printemps plus précoces», explique en entrevue le directeur santé et climat de l’Association pour la santé publique du Québec, Cyril Frazo.
«Depuis les dernières années, on voit aussi qu’il y a une problématique au niveau des émissions de GES notamment quand on parle de plus de CO2.»
— Cyril Frazo, directeur santé et climat de l’Association pour la santé publique du Québec
Selon M. Frazo, l’activité humaine fait augmenter le réchauffement climatique et l’augmentation du CO2 fait que davantage de pollen est produit par les plantes.
Selon une enquête, 20 % des adultes ont des symptômes en raison du pollen.
Le moment où le printemps arrive a un impact
Le Dr Philippe Bégin qui est allergologue au CHU Sainte-Justine et au CHUM, explique que l’arrivée du printemps a un impact sur l’arrivée des allergies et qu’à chaque année, l’affirmation selon laquelle il s’agit de la pire saison pour les allergies fait son retour.
«Si le printemps arrive tôt, ce qui va se passer c’est que les pollens d’arbres vont sortir les uns après les autres», explique Dr Bégin. «Donc si le printemps arrive plus tôt, les pollens au fur et à mesure et puisque c’est long, les gens ont un sentiment que c’est la pire saison. Si comme cette année, le printemps apparaît plus tard, les pollens vont apparaître de manière plus chargée.»
Selon l’Association pour la santé publique du Québec, si les niveaux de CO2 restent les mêmes, la situation ne va pas s’améliorer. Une étude menée en 2022 avertissait que sans réduction immédiate des GES, la saison du pollen commencera 40 jours plus tôt et se terminera 15 jours plus tard à la fin du siècle.

