Une femme de Longueuil, sur la rive sud de Montréal, est parmi les premières au Canada à recevoir un nouveau médicament approuvé pour ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer.
Nathalie Allaire avait 54 ans lorsqu’elle a reçu son diagnostic.
«[Ce fut] un choc énorme», a-t-elle confié à CTV News.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Depuis son diagnostic, Mme Allaire dit avoir arrêté de travailler, ne plus pouvoir conduire et dépendre de plus en plus du soutien de son mari, Marc-André Lefebvre.
«Nous ne savions pas quoi faire ni comment gérer cette situation», a ajouté M. Lefebvre.
Aujourd’hui âgée de 56 ans, Mme Allaire a commencé un traitement au Lecanemab, un anticorps monoclonal qui élimine les plaques amyloïdes nocives du cerveau. Ce médicament a été approuvé par Santé Canada en octobre 2025.
Le traitement vise à ralentir de 30% le déclin cognitif chez les patients diagnostiqués à un stade précoce.
Mme Allaire explique qu’elle devra subir des perfusions régulières pendant une période de 18 mois.
Le neurologue Paolo Vitali explique que le traitement ne guérit pas la maladie d’Alzheimer, mais qu’il peut aider les patients à conserver leur indépendance plus longtemps.
«Ils bénéficient d’une autonomie prolongée d’environ un an par rapport aux personnes non traitées», a-t-il précisé.
Selon les données nationales, le nombre de Canadiens atteints de démence devrait plus que doubler d’ici 2050.
Bien que le médicament ait été approuvé par Santé Canada, il n’a pas encore reçu de recommandation de financement de la part de l’Agence canadienne des médicaments.
Les agences provinciales de santé à travers le pays n’ont pas encore prévu la prise en charge du Lecanemab.
«Notre population vieillit de plus en plus», a affirmé le Dr Vitali. «Nous nous attendons à une prévalence accrue de la maladie d’Alzheimer dans notre population.»
Pour Mme Allaire et son mari, ce traitement représente quelque chose qui, selon eux, n’a pas de prix : plus de temps à passer ensemble.
«Cela signifie que nous pourrons peut-être faire un voyage fantastique un jour», a soutenu M. Lefebvre. «Peut-être que nous verrons un magnifique coucher de soleil. Peut-être que nous assisterons à la naissance de nos petits-enfants.»
Avec des informations d’Adrian Ghobrial

