Santé

Inquiétudes sur une nouvelle maladie transmise par les tiques

Tout ce qu’il faut savoir sur l’anaplasmose, les symptômes et les traitements possibles.

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A blacklegged tick is shown under a microscope in a lab at the University of Rhode Island in South Kingstown, R.I. , in 2002. (Victoria Arocho / AP Photo)
Une tique à pattes noires observée au microscope dans un laboratoire de l'université de Rhode Island, à South Kingstown (Rhode Island), en 2002. Une tique à pattes noires observée au microscope dans un laboratoire de l'université de Rhode Island, à South Kingstown (Rhode Island), en 2002. (Victoria Arocho/The Associated Press)

Les Canadiens qui profitent du plein air cet été sont mis en garde contre d’autres menaces que la maladie de Lyme liées aux piqûres de tiques, alors que le nombre de cas augmente. Bien que la maladie de Lyme soit la préoccupation la plus courante liée aux tiques, les responsables de la santé s’inquiètent de plus en plus d’une autre maladie transmise par les tiques appelée anaplasmose.

Dans un article publié lundi dans le Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC), des experts ont fait part de leurs inquiétudes concernant la «hausse rapide» des cas d’anaplasmose, la deuxième maladie la plus courante transmise par ces arachnides au Canada.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Les tiques à pattes noires, qui transmettent la maladie de Lyme et l’anaplasmose par leurs piqûres, se sont répandues dans de nombreuses provinces, ont noté les chercheurs.

Le rapport ne fournit aucune statistique sur le nombre de cas d’anaplasmose à l’échelle nationale.

Dans le rapport du CMAJ, les chercheurs ont décrit le cas d’un homme de 79 ans originaire d’une région rurale de l’est de l’Ontario qui s’était présenté ce mois-ci à un hôpital communautaire présentant «de la fatigue, des frissons et une faiblesse généralisée ayant entraîné une chute».

Tiques et maladie de Lyme: des municipalités s’ajoutent à la liste des zones à risque au Québec L’Institut national de santé publique a publié une mise à jour de sa liste des zones à risque d’acquisition de la maladie de Lyme.

Il a été testé positif à l’anaplasmose, qui a entraîné une myocardite aiguë, mais il s’est finalement rétabli après un traitement.

«Compte tenu des complications cardiaques causées par l’anaplasmose, nous avons prévu un traitement oral de 14 jours à base de doxycycline, qui permettrait également de traiter toute co-infection possible avec la maladie de Lyme», ont écrit les chercheurs. «Les fonctions cognitives du patient sont revenues à la normale en 24 à 48 heures, et sa numération globulaire, sa fonction rénale et ses enzymes hépatiques se sont progressivement améliorées pendant le reste de son hospitalisation.»

Au bout de huit jours, l’homme a «reçu son congé dans un état stable». On lui a ensuite prescrit du bisoprolol pour un problème cardiaque. Un suivi de quatre mois a révélé qu’il était «asymptomatique».

Quels sont les symptômes?

Selon les experts, les symptômes peuvent inclure de la fièvre, une faiblesse, des maux de tête et des troubles gastro-intestinaux.

L’anaplasmose peut endommager des organes vitaux, entraînant une hospitalisation pour des problèmes de santé tels que la myocardite, l’encéphalite, le syndrome de détresse respiratoire aiguë et l’insuffisance rénale aiguë, bien que ces complications soient moins courantes et que les décès soient rares, précisent les experts.

Existe-t-il un traitement?

Selon le rapport, le dépistage précoce de la maladie et la mise en place d’un traitement peuvent prévenir des «complications potentiellement mortelles».

Le traitement actuellement recommandé consiste en 100 mg de doxycycline par voie orale, deux fois par jour pendant 10 à 14 jours, ont écrit les chercheurs. L’état des patients s’améliore généralement dans les 24 à 48 heures suivant le début du traitement, ont-ils ajouté, mais en l’absence d’amélioration, les professionnels de la santé devraient envisager d’«autres diagnostics».

Les tiques déjà en activité: la maladie de Lyme «en progression» au Québec Sherbrooke solidifie sa place de leader dans la recherche sur les tiques grâce à une aide financière de l’Agence de la santé publique du Canada. Une somme, d'un million de dollars, sera dédiée à la plateforme de surveillance des tiques.

Les patients devraient consulter des spécialistes des maladies infectieuses au sujet d’autres antibiotiques s’ils sont enceintes ou s’ils présentent des allergies potentiellement mortelles à la doxycycline, ont-ils ajouté.

Il n’existe actuellement aucun vaccin pour prévenir l’anaplasmose.

Les patients peuvent être plus vulnérables aux tiques s’ils sont en contact étroit avec des cerfs ou des animaux de compagnie, ou s’ils n’ont pas pris de mesures préventives telles que l’utilisation de DEET et le port de vêtements protecteurs, ont déclaré les experts.