Sept mois après avoir subi une greffe de cornée, Marie-Joël Lalonde voit le monde qui l’entoure sous un tout nouveau jour.
Ce contenu est une traduction d’un article de CTV News.
«La possibilité de recevoir une cornée m’a vraiment transformée et m’a donné une seconde vie», a-t-elle déclaré.
Cette mère de trois jeunes garçons voyageait en Indonésie avec sa famille l’été dernier lorsqu’elle a contracté une infection oculaire bactérienne très virulente.
Mme Lalonde a dû être hospitalisée et a complètement perdu la vue de l’œil droit.
De retour au Canada, on lui a dit qu’elle aurait besoin d’une greffe de cornée.
«Après un mois de traitements, la greffe était vraiment nécessaire, car l’infection était trop grave.»
— Marie-Joël Lalonde
Son opération de greffe a eu lieu en septembre, en collaboration avec la banque de tissus de Héma-Québec.
L’organisme gère la plupart des dons de tissus dans la province, notamment les cornées, la peau, les os, les tendons et même les valves cardiaques.
«Nous laissons parfois derrière nous des parties de notre corps en très bonne santé, qui pourraient aider d’autres personnes comme Marie-Joël à continuer leur vie», a indiqué la porte-parole d’Héma-Québec, Josée Larivée.
Elle explique que la plupart des gens n’aiment pas penser à leur mort, mais que si quelqu’un souhaite faire don de ses organes ou de ses tissus, il y a des démarches à effectuer de son vivant.
Mme Larivée précise que les donneurs potentiels devraient signer l’autocollant de don d’organes situé au dos de leur carte d’assurance maladie. Toute personne qui ne possède pas cet autocollant peut en commander un sur le site Web d’Héma-Québec.
Elle ajoute qu’il est tout aussi important d’avoir une conversation avec sa famille, afin de s’assurer qu’elle est au courant de vos souhaits en matière de don.
«Sinon, si votre famille n’était pas au courant de votre souhait et qu’elle est sous le choc, eh bien, elle pourrait dire non à Héma-Québec et Héma-Québec ne procédera alors pas au prélèvement de vos tissus», a expliqué Mme Larivée.
Elle a précisé qu’il est également possible de préciser ses souhaits, s’il y a certains organes ou tissus que l’on préfère ne pas donner.
Mme Lalonde se dit émerveillée et reconnaissante de la succession d’événements qui ont dû s’enchaîner parfaitement pour qu’elle puisse bénéficier d’une greffe.
Elle est toujours en convalescence, mais chaque jour, elle pense à cet inconnu qui lui a offert la vue et une nouvelle vie.
«Chaque jour, je me dis que j’ai la possibilité de vivre ma vie pleinement grâce à cette cornée.»

