Santé

Une experte juge que le comité sur l’aide médicale à mourir est partial et dépasse son mandat

Publié le 

Un écran affiche les indicateurs vitaux d'un patient lors d'une opération à cœur ouvert au Centre médical de l'Université du Maryland, à Baltimore, le 28 novembre 2016. LA PRESSE CANADIENNE/AP, Patrick Semansky Un écran affiche les indicateurs vitaux d'un patient lors d'une opération à cœur ouvert au Centre médical de l'Université du Maryland, à Baltimore, le 28 novembre 2016. LA PRESSE CANADIENNE/AP, Patrick Semansky (Patrick Semansky)

Une experte en matière de législation canadienne sur l’aide médicale à mourir estime que le comité parlementaire chargée d’étudier la question dans les cas de maladie mentale ne se concentre pas sur son mandat et n’adopte pas une approche équilibrée.

Jocelyn Downie est professeure émérite de droit à l’Université Dalhousie et étudie les lois sur l’aide médicale à mourir depuis des décennies.

Elle a témoigné, le mois dernier, lors de la première réunion des sénateurs et députés chargés d’examiner si le Canada est prêt à étendre l’aide médicale à mourir aux personnes affectées par une maladie mentale.

Selon la loi, cette extension doit entrer en vigueur en mars de l’année prochaine.

Mme Downie a affirmé que les coprésidents du comité s’opposent ouvertement à cette extension, tout comme la plupart des témoins que le comité a entendus jusqu’à présent.

Elle a également mis en garde contre le fait que le comité ne se concentrait pas sur son mandat, qui se limite à déterminer si le pays est prêt pour l’extension prévue l’année prochaine, et qu’il entend plutôt les témoignages de personnes opposées à l’aide médicale à mourir en général.

Lueur d’espoir pour une jeune mère de 26 ans qui a demandé l’aide médicale à mourir Une jeune mère de famille de 26 ans, Roxanne Allard, qui avait fait la demande pour l’aide médicale à mourir afin d’abréger ses souffrances voit naître une lueur d’espoir: elle sera opérée au Québec.
Sarah Ritchie

Sarah Ritchie

Journaliste