Santé

Un infirmier auxiliaire suspendu pour avoir volé 800 fioles de morphine à l’Hôpital du Lakeshore

Il a plaidé coupable.

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Lakeshore General Hospital

Un ancien infirmier auxiliaire de Montréal a été suspendu après avoir admis qu’il a volé 800 flacons de morphine et d’hydromorphone il y a deux ans au service des urgences de l’Hôpital général du Lakeshore.

Le vol s’est produit sur moins de deux mois, alors que Sam Ahmadi traversait une période difficile dans sa vie suite au décès récent de son père et de sa sœur, selon une décision disciplinaire publiée plus tôt ce mois-ci par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

La décision souligne aussi qu’au moment des vols, Ahmadi avait développé une dépendance aux opioïdes après qu’on lui ait prescrit du Dilaudid pour soulager une douleur chronique à la suite de deux chirurgies à un genou. Il a volé les flacons entre août et octobre 2024 dans le distributeur de médicaments et a ensuite été congédié par son employeur en avril 2025.

Ahmadi a fait l’objet d’accusations criminelles et, le 2 mars 2026, il a plaidé coupable de vol de plus de 5000 $ et de possession d’une substance illicite. Il a bénéficié d’une absolution inconditionnelle, ce qui signifie qu’il n’y a aucune condition à respecter et que la condamnation est effacée de son casier judiciaire au bout d’un an.

«Le Conseil est d’avis que les infractions […] doivent être sanctionnées. En effet, ces infractions portent atteinte à la dignité de la profession et à la confiance que le public est en droit d’avoir envers les infirmiers auxiliaires. L’exercice d’une profession est un privilège qui exige le respect des obligations éthiques», indique la décision.

L’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec s’est rallié à une proposition conjointe visant à prononcer une suspension de six mois.

Ahmadi, qui est membre de l’Ordre depuis 2015 et n’avait aucun antécédent disciplinaire, a exprimé ses regrets et ses remords pour ses actes, et a coopéré pleinement à l’enquête, précise la décision.

Depuis le vol, l’ancien employé n’est plus aux prises avec une dépendance aux opioïdes et a pris des mesures pour remettre sa vie sur les rails, notamment en consultant un thérapeute dans un centre de réadaptation. Il a trouvé du travail dans d’autres domaines et, malgré son plaidoyer de culpabilité, il espère un jour reprendre sa profession.

CTV News

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