Cinq médecins se sont enlevé la vie en moins de six mois. Des changements sont réclamés au Québec, alors qu’une enquête du Coroner en chef du Québec en lien avec ces cinq drames a été annoncée.
Or, il ne s’agit pas d’une enquête publique thématique, qui était demandée par 1500 médecins afin de déterminer si certains facteurs professionnels, organisationnels ou systémiques ont pu contribuer aux décès par suicide chez les médecins. L’enquête a été confiée à la coroner Me Géhane Kamel.
Le Dr Jean-Paul Brutus, chirurgien plasticien, est l’un des signataires de la lettre. À ses yeux, l’annonce d’une enquête est «un pas dans la bonne direction, mais ce n’est qu’un pas».
«On doit mettre en place des mesures, mais il faut savoir si elles sont efficaces», a-t-il ajouté.
«Après avoir effectué une analyse approfondie de la demande, il a été décidé qu’il était préférable, dans un premier temps, de compléter les investigations en cours concernant les cinq décès visés, en les regroupant sous une même coroner», écrit le Bureau du coroner dans un communiqué.
Il ne ferme toutefois pas totalement la porte à une enquête publique. Cette idée pourrait être réévaluée, dit-il, si la démarche actuelle confiée à Me Kamel ne permet pas «de faire toute la lumière sur les causes et circonstances des décès visés ou de formuler des recommandations pour prévenir des décès similaires dans le futur».
De son côté, le Programme d’aide aux médecins du Québec (PAMQ) estime qu’il faut agir en foction des recommandations de la coroner.
«On va travailler sur ce dossier activement. C’est un dossier qui nous préoccupe depuis plusieurs années», a affirmé la Dre Claude Johnson, médecin-conseil et codirectrice médicale.
À voir dans la vidéo.
Précision
Les résidants du Québec peuvent composer le 1-866-277-3553, envoyer un message texte au 535353, ou consulter la page suicide.ca pour obtenir du soutien par clavardage.

