Le dénouement de la longue négociation pour renouveler les conventions collectives de plusieurs syndicats de paramédics n’est pas acquis, alors que ceux qui travaillent pour Urgences-santé viennent de rejeter l’entente de principe qui était intervenue.
Cette négociation concerne des techniciens ambulanciers paramédicaux qui sont membres de plusieurs syndicats rattachés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN.
La fédération avait conclu une entente de principe, à la fin du mois de juillet, pour renouveler les conventions collectives de ses différents syndicats.
Les membres des différentes unités d’accréditation syndicale doivent se prononcer sur cette entente de principe d’ici le 16 août. Or, ceux qui travaillent pour Urgences-santé, qui couvre Montréal et Laval, viennent de rejeter cette entente, et ce, dans une proportion de 60 %.
Toutefois, la FSSS indiquait lundi que ce vote est soumis à une règle de double majorité. Il doit donc obtenir une majorité des unités d’accréditation syndicale concernées et une majorité des membres par unité d’accréditation. Le sort global de l’entente n’est donc pas encore scellé, malgré le rejet de l’entente par les paramédics d’Urgences-santé, a fait savoir la fédération.
Le litige portait principalement sur la rémunération.
Ces conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023.
Une grève avait débuté en juillet 2025, mais elle paraissait peu aux yeux du public, puisque la plupart des tâches effectuées par les paramédics sont considérées comme des services essentiels.
Les autres moyens de pression avaient été suspendus lorsque l’entente de principe était intervenue, à la suite d’une négociation intensive, menée du 20 au 25 juillet dernier.
La FSSS représente environ 3300 paramédics chez une trentaine d’employeurs. D’autres organisations syndicales en représentent également au sein de coopératives ou d’entreprises ambulancières dans l’ensemble du Québec.

