Ottawa introduit une nouvelle catégorie «entrée express» pour les médecins formés à l’étranger afin de relever les défis liés à la main-d’œuvre dans le secteur de la santé au Canada, a annoncé lundi le gouvernement fédéral.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Nous avons constaté la pression qui pèse sur nos services d’urgence, nous l’entendons de la part des familles qui attendent un médecin et nous la ressentons de la part du personnel de première ligne qui est débordé», a déclaré Lena Metlege Diab, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, lors d’une conférence de presse.
«.Nous avons reçu un message clair de la part des patients, des provinces et de la communauté médicale : nous avons besoin de plus de personnel.»
— Lena Metlege Diab, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté
Les nouvelles mesures visent les médecins formés à l’étranger qui ont au moins un an d’expérience professionnelle au Canada acquise au cours des trois dernières années.
«Nous offrons à ces médecins une voie claire vers la résidence permanente au Canada afin de combler les pénuries critiques de main-d’œuvre dans le secteur de la santé, tout en contribuant à assurer des soins fiables et un système de santé stable pour les Canadiens», indique un communiqué de presse d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
Les médecins formés à l’étranger qui sont désignés pour ce programme bénéficieront d’un traitement accéléré de leur demande de permis de travail, qui sera traitée en 14 jours. De plus, 5 000 places fédérales, en plus des places allouées dans le cadre du Programme des candidats des provinces, seront réservées aux provinces et aux territoires afin qu’ils puissent désigner des médecins agréés ayant reçu une offre d’emploi.
Amélioration de l’accès aux soins de santé
Bien que le nombre de Canadiens sans soins primaires reste élevé, les données montrent que l’accès à ces services s’est lentement amélioré au cours des trois dernières années.
L’enquête nationale OurCare 2025, menée par le Dr Tara Kiran, médecin-chercheuse à l’hôpital St. Michael’s, en collaboration avec l’Association médicale canadienne, estime que 5,9 millions de Canadiens n’ont pas de professionnel de soins primaires, tel qu’un médecin de famille, une infirmière praticienne ou une équipe de soins primaires.
En 2022, lors de la dernière enquête, on estimait à 6,5 millions le nombre de Canadiens qui n’avaient pas accès à des soins primaires.
«Ces conclusions confirment ce que les médecins et les patients de tout le Canada vivent au quotidien», a déclaré la présidente de l’AMC, la Dre Margot Burnell, dans un communiqué. «Même si nous avons fait des progrès, trop de Canadiens sont encore confrontés à des obstacles inacceptables pour accéder aux soins primaires. Nous pouvons faire mieux. Nous connaissons les solutions. L’accès aux soins pour tous les Canadiens est désormais un objectif réaliste et réalisable.»
L’enquête s’est également penchée sur la satisfaction des participants à l’égard du fonctionnement du système de santé au Canada. Seuls 28 % d’entre eux se sont dits satisfaits ou très satisfaits du fonctionnement du système de soins primaires.

