Les châteaux gonflables sont un incontournable des loisirs estivaux, mais l’Hôpital de Montréal pour enfants souligne que ces structures gonflables envoient également des enfants à l’urgence.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
Debbie Friedman, directrice du service de traumatologie, indique que l’hôpital traite environ 50 enfants chaque année pour des blessures liées aux châteaux gonflables.
«Les blessures peuvent inclure différents types de fractures, des commotions cérébrales, des blessures au cou et à la colonne vertébrale, des écorchures, des lacérations, des traumatismes dentaires et des traumatismes faciaux», a-t-elle expliqué.
Mme Friedman ajoute que les enfants âgés de deux à dix ans sont les plus vulnérables.
Elle réclame maintenant l’adoption de règles concernant ces structures gonflables.
«Il faut des règlements et des directives pour déterminer […] si leur utilisation est sécuritaire et, le cas échéant, comment les rendre sécuritaires.», a déclaré Mme Friedman.
Daniel Zakarian, directeur de Kloda Events, une entreprise spécialisée dans les structures gonflables, appuie l’appel à l’action lancé par l’hôpital.
«L’industrie a besoin d’une certaine normalisation des règlements. Nous en manquons», a soutenu M. Zakarian.
Ces appels à une surveillance plus stricte interviennent quelques semaines après le décès d’Ava Ciampini. La fillette de trois ans sautait dans un château gonflable à LaSalle lorsque des vents violents ont soulevé la structure de plusieurs pieds dans les airs avant qu’elle ne retombe au sol.
Dix autres personnes ont été blessées lors de l’incident.
Le Bureau du coroner mène actuellement une enquête sur ce décès et pourrait, à la suite de celle-ci, émettre des recommandations en matière de sécurité.
Tant l’hôpital que M. Zakarian affirment espérer que cette enquête mènera à l’adoption de normes plus strictes à l’échelle de l’industrie.
«Cela doit devenir une priorité en matière de sécurité publique», a exprimé Mme Friedman.
