Santé

Les ambulanciers paramédicaux et techniciens ambulanciers du Québec en grève

Le porte-parole du syndicat, Jérémie Corneau-Landry, affirme que la grève n’aura aucune incidence sur les services offerts au public.

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Un ambulancier remet sa civière dans l'ambulance après avoir amené un patient aux urgences d'un hôpital de Montréal, le jeudi 14 avril 2022. LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz Un ambulancier remet sa civière dans l'ambulance après avoir amené un patient aux urgences d'un hôpital de Montréal, le jeudi 14 avril 2022. LA PRESSE CANADIENNE/Ryan Remiorz (Ryan Remiorz)

Près de 40 services ambulanciers du Québec prévoient une grève illimitée à partir de la veille de Noël.

Les 39 syndicats sont affiliés à la Fédération du préhospitalier du Québec et représentent plus de 2000 ambulanciers paramédicaux et techniciens ambulanciers de la province.

Le porte-parole du syndicat, Jérémie Corneau-Landry, affirme que les ambulanciers paramédicaux continueront d’effectuer tous leurs quarts de travail et que la grève n’aura aucune incidence sur les services offerts au public.

«Il n’y a aucun moyen de pression qui vient toucher le service à la population, a-t-il assuré. Donc, la population, quand ils vont demander un service ambulancier, ils ne verront aucun impact de notre grève.»

Il précise toutefois qu’ils refuseront d’effectuer certaines autres tâches, notamment la supervision des stagiaires et le transport du personnel médical.

Le Tribunal du travail du Québec a approuvé le plan des syndicats visant à maintenir les services essentiels pendant la grève et a conclu que le public ne sera pas mis en danger.

M. Corneau-Landry indique que les travailleurs sont sans convention collective depuis mars et réclament principalement l’amélioration de leur régime de retraite.

«Ce n’est pas normal qu’un ambulancier paramédical qui veut partir à la retraite sans pénalité ou sans diminution de sa rente doive se rendre jusqu’à 65 ans, explique M. Corneau-Landry. C’est un métier qui est extrêmement difficile, autant sur le physique que sur le mental.»

M. Corneau-Landry souligne que l’objectif «est vraiment d’améliorer et bonifier le fonds de pension pour qu’on ajoute un facteur ou quelque chose de plus attrayant pour garder nos paramédics en place, pour les garder en poste, pour leur permettre de partir dans un état acceptable tant sur la santé physique et psychologique et à un âge raisonnable.»