Il y a eu une augmentation des cas de cyclosporose cette année au Québec, selon le ministère de la Santé.
Cette maladie intestinale est causée par le parasite Cyclospora et entraîne une diarrhée aqueuse grave.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Au total, 85 cas ont été signalés en 2026, contre 30 cas en 2025 pour la même période, selon des données transmises par le ministère de la Santé à CTV News dans un courriel. Entre 2022 et 2025, on comptait en moyenne 32 cas par année.
Toutefois, aucun cas ne semble être lié à l’épidémie qui sévit actuellement au Michigan, selon le ministère.
«Comme les années précédentes, on estime que la majorité des cas au Québec sont liés à une exposition survenue lors de voyages, principalement au Mexique», a-t-on indiqué dans un courriel.
Moins de cinq cas ont signalé un voyage récent aux États-Unis, précise le ministère.
«Toutefois, la situation actuelle est loin d’être aussi généralisée que l’épidémie signalée dans l’État du Michigan», a-t-on ajouté.
Épidémie de cyclosporiase aux États-Unis
Les États-Unis sont actuellement confrontés à une épidémie de cyclosporiase.
Depuis mai, près de 7 000 personnes à travers les États-Unis auraient contracté la cyclosporose, selon les données des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) publiées mardi.
La plupart des cas observés proviennent du Michigan, où les autorités sanitaires locales indiquent que la laitue ou les légumes verts à salade pourraient en être une source potentielle.
Le Canada n’est pas touché
L’Agence de la santé publique du Canada a affirmé mardi que l’épidémie ne s’était pas propagée au Canada.
L’Agence canadienne d’inspection des aliments a également indiqué qu’elle n’imposerait pas de restrictions sur les importations de fruits et légumes frais en provenance des États-Unis.
Bien que le parasite responsable de la cyclosporose soit présent dans les eaux usées et l’eau non traitée partout dans le monde, il est plus courant dans les régions tropicales et subtropicales, selon le gouvernement fédéral. Le parasite se propage lorsque des personnes consomment des aliments ou de l’eau contaminés par le parasite Cyclospora.
Le gouvernement fédéral précise que les aliments importés au Canada qui ont été associés au parasite Cyclospora comprennent le basilic, la coriandre, les framboises, les mûres, le mesclun, les pois mange-tout et les pois mange-tout, ainsi que les mélanges de salades préemballés.
Prudence chez les voyageurs
Pour cette raison, le ministère québécois de la Santé recommande aux voyageurs de respecter les précautions d’hygiène habituelles concernant la consommation d’eau et d’aliments pendant leur séjour.
La maladie peut causer une diarrhée aqueuse abondante et s’accompagner de crampes abdominales, d’une perte d’appétit, de nausées et de vomissements, de ballonnements et de fatigue.
Une fièvre légère peut également survenir, mais les complications sont rares et la moitié des personnes infectées se rétabliront sans traitement.
Selon le gouvernement fédéral, la cyclosporose est peu susceptible de se transmettre directement d’une personne à l’autre, car le parasite ne devient infectieux qu’après avoir été excrété dans les selles.
Une fois à l’extérieur du corps, il faut compter de sept à 15 jours pour que le parasite devienne infectieux.
«Comme la cyclosporiase est une maladie à déclaration obligatoire, la situation au Québec est surveillée en continu par le MSSS, qui suit également les tendances observées dans d’autres juridictions, notamment aux États-Unis», a ajouté le ministère québécois de la Santé à CTV News.
