Le projet de CPE qui était prévu dans le projet de logements de l’Îlot Saint-Vincent-de-Paul risque de ne jamais voir le jour. Le ministère de la Famille a refusé le projet puisqu’il ne correspond pas aux critères de l’appel de projets du gouvernement.
Le CPE de 80 places, qui devait être inclus dans le projet de 151 logements sociaux qui doivent être construits à l’Îlot Saint-Vincent-de-Paul était très attendu dans le quartier.
«Je vais devoir rentrer à temps partiel deux jours par semaine au travail et condenser mon travail pour m’occuper de ma fille trois jours par semaine. Je ne devrais pas avoir à choisir entre la garde de ma fille, mon travail à temps plein et mon quartier», déplore Cyndie Caron, maman et citoyenne de Saint-Jean-Baptiste.
Une famille a également témoigné à Noovo Info devoir déménager.
«On n’a pas le choix de retourner à Montréal où on a un pied à terre et où on a pu avoir de la place dans une garderie privée. C’est un pansement pour l’instant», mentionne Geneviève Lacroix, maman et ancienne résidente du quartier.
Mme Caron souligne d’ailleurs que le refus du gouvernement met une pression sur les parents qui se doivent trouver des alternatives, qui sont parfois de traverser la ville pour faire garder leur enfant.
«Je ne sais pas si la ministre est au courant, à quel point c’est anxiogène pour les parents, et tout ça pour une règle administrative», dit-elle.
Le député du secteur, Étienne Grandmont, déplore également la décision du ministère de la Famille, qui autorise actuellement seulement des projets d’agrandissement de CPE, mais pas de nouvelles constructions.
«Ça répondrait à un besoin qui est immense, juste sur le CPE Saint-Jean-Baptiste, qui est une institution importante, il y a 600 enfants sur la liste d’attente. Ça n’a pas de sens», a-t-il lancé.
«On a un projet ici, super bien situé, attendu par la population, qui répondrait aux besoins de la population. Donc, on explique très mal pourquoi la ministre décide d’être complètement fermée à cette possibilité de revoir les critères», ajoute-t-il.
De son côté, le ministère de la Famille affirme que les règles d’attribution des places subventionnées doivent être les mêmes pour tout le monde et qu’on ne peut pas modifier les critères de recevabilité pour répondre à une demande particulière, même lorsqu’il s’agit d’un projet important pour le quartier.
Quant à elle, la Ville de Québec se dit déçue de la décision du ministère de la Famille, mais espère surtout que cette décision ne retardera pas le début des travaux, qui est prévu pour le printemps 2027.
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