Santé

L’aspartame est sans risques pour la santé, selon une agence de l’UE

Autorisé dans de nombreux aliments et boissons sans sucre ou à teneur énergétique réduite, comme les sodas et les yogourts, cet édulcorant se décompose après ingestion en deux substances.

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Un client devant un supermarché à Benfleet. Un client devant un supermarché à Benfleet. (Chris Ratcliffe/Bloomberg)

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé jeudi que l’utilisation du sel d’aspartame-acésulfame (E 962) en tant qu’additif alimentaire ne présentait pas de risques pour la santé, une conclusion vivement contestée par plusieurs ONG.

Autorisé dans de nombreux aliments et boissons sans sucre ou à teneur énergétique réduite, comme les sodas et les yogourts, cet édulcorant se décompose après ingestion en deux substances : l’aspartame et l’acésulfame K, rappelle l’EFSA, dont le siège est situé en Italie, à Parme.

Le groupe d’experts de cette agence européenne n’a identifié aucune préoccupation en matière de sécurité concernant les utilisations et les niveaux d’utilisation actuellement déclarés de l’acésulfame K (E 950), de l’aspartame (E 951) et du sel d’aspartame-acésulfame (E 962).

Cette conclusion repose sur la dose journalière admissible (DJA) précédemment établie pour l’aspartame, fixée à 40 mg/kg de poids corporel par jour et désormais reconfirmée, ainsi que sur la DJA récemment révisée pour l’acésulfame K, fixée à 15 mg/kg de poids corporel par jour.

Les estimations actuelles d’exposition, pour toutes les tranches d’âges, restent inférieures à ces DJA, selon l’EFSA.

Les experts recommandent de mettre à jour les spécifications de l’Union européenne relatives à l’E 962 afin de les aligner sur celles de l’aspartame et de l’acésulfame K utilisés dans sa fabrication.

Pour les ONG foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer, l’avis publé jeudi est «scandaleux» car «l’EFSA ne voit aucun problème dans la consommation quotidienne actuelle d’aspartame, alors même que les risques pour la santé ont été documentés par des études scientifiques indépendantes récentes».

Ces ONG affirment dans un communiqué que plus de 400 000 personnes en Europe ont signé leur pétition réclamant l’interdiction préventive de l’aspartame dans l’UE.

Elles soulignent qu’en 2023, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS a classé l’aspartame comme «potentiellement cancérigène pour l’homme» sur la base d’une analyse exhaustive de la littérature indépendante accessible au public.