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La RDC rapporte une hausse significative des cas d'Ebola, un mois depuis l'épidémie

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Des travailleurs de la santé se désinfectent après avoir préparé le corps d'une victime de l'Ebola à la clinique de la Citadelle, à Bunia, au Congo, le 12 juin 2026. Photo AP Photo Des travailleurs de la santé se désinfectent après avoir préparé le corps d'une victime de l'Ebola à la clinique de la Citadelle, à Bunia, au Congo, le 12 juin 2026. Photo AP Photo (Moses Sawasawa)

Les autorités congolaises ont rapporté l’une des augmentations quotidiennes de cas d’Ebola les plus fortes depuis le début de l’épidémie, il y a un mois, tandis que le virus se propage rapidement dans une région isolée du pays où la détection est plus compliquée en raison des mouvements de population.

Le ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale de la République démocratique du Congo (RDC) a déclaré dimanche que 72 nouveaux cas avaient été signalés en 24 heures, portant leur nombre total à 782. Ce chiffre comprend 181 décès confirmés, dont 29 nouveaux.

«Un mois après le début de l’épidémie, la propagation du virus Ebola dépasse les capacités d’intervention», affirme la coordonnatrice des urgences médicales de Médecins sans frontières au Congo, Kate White, lundi. «Personne ne connaît l’ampleur réelle de l’épidémie, ni où elle se propage exactement au Congo.»

L’organisme caritatif médical affirme que les centres de traitements dans l’épicentre de l’épidémie sont surmenés. Plusieurs patients s’y présentent à des stades avancés de la maladie, sans qu’ils soient identifiés comme ayant été en contact avec d’autres personnes infectées, avant d’avoir eu recours à un traitement.

Le ministère de la Santé publique de la RDC a expliqué que si les chiffres montrent que l’épidémie se propage rapidement, ils en reflètent également une surveillance plus active. «Les membres de la communauté rapportent les cas suspects, et les équipes d’intervention mènent des enquêtes», a-t-il affirmé sur X.

Le nombre de cas pourrait être plus élevé, puisque l’éclosion, qui pourrait s’avérer être la pire épidémie d’Ebola de l’histoire, a été confirmée le 15 mai, des semaines après son début présumé.

L’épidémie est causée par le virus rare Bundibugyo, pour lequel aucun test n’était effectué dans les premiers jours. Le virus Zaïre, plus courant et pour lequel il existe désormais un vaccin, était à l’origine de la plupart des 16 épidémies de la maladie survenues au Congo par le passé.

Elle se concentre dans la province d’Ituri, dans l’est de la RDC, dans laquelle sont représentés plus de 90 % des cas. D’autres ont également été répertoriés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu et se sont propagés au-delà de la frontière, en Ouganda.

La difficile recherche des contacts

La RDC a indiqué que le taux de couverture du traçage des contacts était de 56 %, une forte baisse par rapport à la semaine dernière, alors que les autorités s’empressent de retrouver les personnes susceptibles d’avoir été exposées.

Aucune explication immédiate n’a été donnée pour cette baisse. Les autorités sanitaires avaient précédemment indiqué que la recherche des contacts avait été entravée par la résistance des communautés dans certaines régions et par l’expansion rapide de l’épidémie vers de nouvelles zones sanitaires, alourdissant la charge de travail des équipes de surveillance.

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Près d’un million de personnes ont été déplacées par des années de conflit en Ituri, selon le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Cela rend la recherche des contacts difficile, car les populations fuient les attaques ou se déplacent fréquemment dans cette vaste province caractérisée par des forêts denses, des routes en mauvais état et des villages isolés qui peuvent prendre des jours à atteindre.

La recherche des contacts est également difficile parmi les milliers de mineurs qui se déplacent régulièrement entre des sites isolés dans cette région riche en minerais.

Le ministère de la Santé publique a déclaré dimanche que 40 personnes s’étaient rétablies depuis le début de l’épidémie, et que son taux de mortalité actuel est de 23 %.

La vie continue, incluant la vie nocturne, tandis que la population s’adapte.

L’Organisation mondiale de la Santé a dit dimanche qu’elle intensifiait les tests, le traçage de contacts et les traitements. Des tonnes d’équipement provenant de l’OMS sont arrivées au Congo.

La principale instance sanitaire africaine a déclaré qu’elle déployait son expertise technique et soutenait les systèmes de laboratoire, la recherche de cas et les efforts d’engagement communautaire pour accélérer les délais de réponse.

«Nous restons déterminés à soutenir les pays touchés jusqu’à ce que la transmission soit stoppée. Nous appelons nos partenaires et les donateurs à mobiliser urgemment des ressources pour renforcer la réaction et sauver des vies», a déclaré le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, Jean Kaseya.