Santé

La plupart des Canadiens souhaitent des changements au système de santé, selon un sondage

«C’est un signal d’alarme pour ceux qui résistent au changement et, surtout, une “autorisation” pour les décideurs d’aller plus vite.»

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La plupart des Canadiens souhaitent que le système de santé soit réformé, selon un sondage. Via CTV News La plupart des Canadiens souhaitent que le système de santé soit réformé, selon un sondage. Via CTV News

Face aux préoccupations liées aux longs délais d’attente et aux pénuries de personnel, plus de neuf Canadiens sur dix souhaitent voir des changements en profondeur dans le système de santé, selon un nouveau sondage réalisé par Nanos Research pour le compte du cabinet de conseil Santis Health.

Selon Nanos Research, parmi les principales conclusions du sondage, 91 % des répondants affirment que le système de santé doit changer, 55 % estiment que le système a non seulement dévié de sa trajectoire, mais qu’il va dans la mauvaise direction, et 70% se disent inquiets ou frustrés par l’état du système.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

«Le fait que 9 Canadiens sur 10 réclament un changement du système n’est pas une simple suggestion — c’est un mandat», a écrit Patrick Nelson, associé directeur de Santis Health, dans un communiqué de presse. «C’est un signal d’alarme pour ceux qui résistent au changement et, surtout, une “autorisation” pour les décideurs d’aller plus vite et plus loin pour innover et faire les choses différemment.»

«Les Canadiens sont prêts et disposés à changer», a écrit M. Nelson. «Le système et les gouvernements ont désormais le droit, voire l’obligation, de changer et de mener ce changement.»

Seuls 14% des répondants ont déclaré croire que le système de santé va dans la bonne direction.

Parmi les principales préoccupations, 26% des répondants ont mentionné les longs délais d’attente, tandis que 12,1% ont déclaré être surtout préoccupés par le manque d’accès aux services, et 11,5% ont indiqué que leur principale préoccupation était la pénurie de personnel.

Environ 500 000 patients ont trouvé un médecin de famille ou un GMF «plus tôt que prévu» Dans la foulée de l’entente avec les médecins omnipraticiens, la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a affirmé mercredi que 500 000 patients supplémentaires ont pu être pris en charge par un médecin de famille ou un groupe de médecine familiale, «et ce, plus tôt que prévu».

Plus de quatre répondants sur cinq (81%) ont également déclaré à Nanos Research qu’ils soutenaient la modernisation de la prestation des soins, par exemple par le biais d’une offre élargie de soins virtuels et d’autres outils numériques.

Lorsqu’on leur a demandé quel conseil ils donneraient pour améliorer le système, autre que l’augmentation des dépenses publiques, 9,3% des répondants ont répondu qu’il fallait augmenter le financement public et protéger la prestation publique.

En 2023, le premier ministre de l’époque, Justin Trudeau, a annoncé des versements initiaux supplémentaires de 2 milliards de dollars aux provinces au titre des transferts en matière de santé, ainsi que des augmentations continues de ces transferts liées à des résultats spécifiques dans le cadre d’accords bilatéraux avec les provinces.

Selon Nanos Research, les deux autres principaux conseils étaient d’élargir les options privées (7,5 %) et de réduire les niveaux administratifs et la bureaucratie (7 %).

Méthodologie: Nanos a mené un sondage aléatoire hybride par téléphone et en ligne, utilisant une méthode RDD à double cadre (lignes fixes et cellulaires), auprès de 1 003 Canadiens âgés de 18 ans ou plus, du 3 au 6 mai 2026, dans le cadre d’un sondage omnibus. L’échantillon comprenait à la fois des lignes fixes et des lignes cellulaires à travers le Canada. Les résultats ont été vérifiés statistiquement et pondérés par âge et par sexe à l’aide des données du dernier recensement, et l’échantillon a été stratifié géographiquement afin d’être représentatif du Canada. Les personnes ont été contactées au hasard par numérotation aléatoire, avec un maximum de cinq rappels. La marge d’erreur de ce sondage est de ±3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.