Santé

Grossesse et premières années de vie: la chaleur pourrait affecter le cerveau des enfants

Le cerveau se développe rapidement pendant la grossesse et au cours des premières années de vie, ce qui le rend particulièrement sensible aux facteurs environnementaux, selon des experts.

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Une jeune fille tient sa petite sœur dans ses bras tandis qu'elles se promènent parmi les jets d'eau pour se rafraîchir dans un parc du centre d'Athènes, le jeudi 12 juillet 2012. Une jeune fille tient sa petite sœur dans ses bras tandis qu'elles se promènent parmi les jets d'eau pour se rafraîchir dans un parc du centre d'Athènes, le jeudi 12 juillet 2012. (Dimitri Messinis/The Associated Press)

La chaleur pourrait avoir des effets durables sur le développement cérébral des enfants, révèle une nouvelle étude.

Selon une recherche publiée dans la revue Environment International, l’exposition à des températures élevées au cours des premières étapes de la vie, y compris pendant la grossesse, est associée à un ralentissement de la croissance du thalamus – une région du cerveau impliquée dans le traitement de l’information – plus tard dans l’enfance.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Cette étude, publiée pour la première fois en ligne en juin, a été menée par des chercheurs de l’Institut de santé mondiale de Barcelone (ISGlobal).

Les experts soulignent que le cerveau se développe rapidement pendant la grossesse et au cours des premières années de vie, ce qui le rend particulièrement sensible aux facteurs environnementaux. Selon le rapport, ces résultats soulèvent des préoccupations quant à l’impact des températures extrêmes sur la santé des enfants, conséquence du changement climatique.

«Alors que les températures mondiales continuent d’augmenter, les mesures visant à réduire l’exposition à la chaleur pendant la grossesse et la petite enfance pourraient jouer un rôle important dans la protection du développement cérébral des enfants», a expliqué Mònica Guxens, coordonnatrice de l’étude et professeure-chercheuse à l’ISGlobal, dans un communiqué de presse diffusé lundi par l’institut.

L’étude a porté sur plus de 3200 enfants issus du projet de recherche néerlandais Generation R, une étude de cohorte prospective à base de population. Selon Laura Granés, chercheuse et coauteure de l’étude, les chercheurs ont obtenu des estimations hebdomadaires des températures extérieures pendant la grossesse, ainsi que des estimations mensuelles des températures depuis la naissance jusqu’à l’âge de huit ans et demi, au domicile de chaque enfant.

«Nous voulions examiner si l’exposition à la chaleur ou au froid, de la conception jusqu’à l’âge de 8,5 ans, était associée à des changements dans le développement cérébral à la fin de l’enfance et à l’adolescence, et identifier les périodes où le cerveau est le plus vulnérable», a indiqué Mme Granés dans le communiqué de presse.

Les chercheurs ont ensuite analysé deux IRM distinctes des participants, réalisées à l’âge de 10 et de 14 ans, ce qui leur a permis de mesurer le volume de 11 structures cérébrales au fil du temps et de déterminer si celles-ci étaient liées à une exposition antérieure à la chaleur ou au froid, a-t-elle ajouté.

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Quelle partie du cerveau a été touchée?

Les chercheurs ont constaté que le thalamus était la seule région du cerveau à présenter systématiquement un lien avec l’exposition à la chaleur au début de la vie, selon le communiqué de presse.

Ils estiment que cette région est particulièrement sensible, puisqu’elle se développe au début de la grossesse et bénéficie d’un riche apport sanguin.

Le thalamus traite et transmet les informations sensorielles et motrices au cortex cérébral, la plus grande région du cerveau qui joue un rôle clé dans le traitement de l’information.