Une première mondiale au CHUM pourrait marquer un tournant important dans la lutte contre le cancer.
Une chirurgie a été effectuée mardi à l’aide de deux outils robotisés: une machine robotique qui émet des radiations et un robot de chirurgie.
«J’ai comme trois mains au lieu de deux et c’est beaucoup plus ergonomique. C’est sûr que ça permet d’aller dans des espaces plus étroits comme le pelvis», a expliqué la Dre Marianne Gagnon-Konamna, chirurgienne colorectale et digestive.
Le patient qui a été opéré, Yvon Soucy, a été diagnostiqué avec une tumeur au rectum, situé dans le pelvis. Grâce aux appareils utilisés lors de la chirurgie, la Dre Gagnon-Konamna et le Dr Roy Hajjar, également chirurgien colorectalal, ont pu atteindre la tumeur et envoyer des radiations.
«Quand c’est quelque part où il y a des intestins, forcément les rayons peuvent parfois passer à travers les intestins et la vessie, tandis que pendant une chirurgie, bien le chirurgien peut tasser temporairement ces organes-là. On peut vraiment identifier l’endroit qui nous inquiète que peut être qu’on n’a pas tout enlevé le cancer et aller faire de la radiation juste là», note le Dr David Roberge, radio-oncologue.
En entrevue avec Noovo Info la veille de son opération, M. Soucy a indiqué être fébrile, mais a soutenu qu’il était fier d’être le premier «cobaye».
«Je crois en l’avancée terriblement. Et je pense que non ça ne me fait pas peur même que je dirais que je suis un peu content qu’on essaye ça sur moi. Si ça peut aider d’autres personnes par la suite, je suis très ouvert à ça», a-t-il dit.
«On réussit à avancer avec des nouveaux appareils, avec des nouveaux traitements malgré toutes les contraintes qu’on peut avoir dans le système, on réussit quand même à faire ces choses-là», soutient le Dr Roberge.
Notons que l’année dernière, le cancer colorectal a été la quatrième forme de cancer la plus diagnostiquée au Canada. Or, même si cette maladie est très fréquente, malheureusement, les cas qui nécessitent ce type d’intervention, eux, sont assez rares.
Voyez le reportage d’Eliot Tremblay dans la vidéo.

