Santé

Épidémie d’Ebola: les dirigeants du G7 appellent «à une réponse forte et coordonnée»

Ils insistent notamment sur l’objectif de prévenir une propagation planétaire.

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G7: les détails du 16 juin 2026 Alors que les dirigeants du G7 se pressaient autour de la table avant un souper de travail lors de leur sommet annuel mardi, les caméras ont filmé le premier ministre Mark Carney en pleine conversation avec le président américain Donald Trump au sujet du commerce.

Les dirigeants du G7, réunis en sommet à Évian, en France, ont appelé mardi «à une réponse forte et coordonnée» pour contenir l’épidémie d’Ebola en RDC et en Ouganda, qui n’a pas encore atteint son pic et pourrait durer encore un an.

«Nous, chefs d’État et de gouvernement du G7, appelons à une réponse forte et coordonnée pour faire face aux risques en matière de sécurité sanitaire que pose le retour de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda», selon un communiqué commun. Ils ajoutent que les pays partenaires du G7, l’Égypte, l’Inde, le Kenya et la Corée du Sud, «soutiennent également le présent appel à l’action».

La RDC a déclaré le 15 mai une épidémie d’Ebola, la 17e dans ce pays africain de plus de 100 millions d’habitants. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché l’alerte sanitaire internationale deux jours après.

Il n’existe ni vaccin, ni traitement homologué contre Bundibugyo, la souche rare à l’origine de l’épidémie.

L’épicentre de l’épidémie se trouve dans une zone isolée et touchée par le conflit en RDC. «Il est donc difficile de contenir la maladie, d’apporter des soins médicaux aux personnes touchées et d’organiser les aspects logistiques de la réponse», soulignent les dirigeants du G7.

Ils insistent notamment sur l’objectif de prévenir une propagation planétaire.

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«Contenir l’épidémie et y mettre un terme nécessitera un traçage efficace des cas contacts, la prévention et le contrôle des infections, des modalités de quarantaine et d’isolement, la réalisation de tests en laboratoire, la préparation transfrontalière, la surveillance des frontières et la mobilisation des populations», soulignent les sept pays.

L’ONG ONE a réagi en saluant la «prise de conscience» des dirigeants, mais demande des «mesures concrètes et un renforcement des investissements dans la sécurité sanitaire mondiale».

«Les dirigeants du G7 doivent maintenant passer aux actes: investir et soutenir des institutions comme l’Africa CDC, le Fonds mondial, Gavi et la CEPI, qui ont déjà fait leurs preuves dans la lutte contre les épidémies et les crises sanitaires», plaide Khalil Elouardighi, directeur France de ONE, cité dans le communiqué de l’organisation.

Dans leur déclaration, les dirigeants du G7 se disent «déterminés à fournir et à mobiliser des moyens de soutien au profit d’une réponse mondiale coordonnée afin de faciliter la mise au point et la fourniture efficace de vaccins, de moyens de dépistage et de traitements spécialisés» au cours des prochains mois.

Ils annoncent en outre que les États-Unis organiseront une réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 «afin de discuter de la poursuite de l’action collective et de garantir un soutien financier plus vaste» pour répondre à cette urgence de santé publique.