Santé

Ebola: Washington ne laissera aucun cas entrer aux États-Unis, dit Rubio

Il a souligné que le gouvernement américain travaillait «d’arrache-pied pour contenir cette crise dans les pays où elle sévit actuellement».

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio à New Delhi, en Inde, le samedi 23 mai 2026. Photo AP Le secrétaire d'État américain Marco Rubio à New Delhi, en Inde, le samedi 23 mai 2026. Photo AP (Julia Demaree Nikhinson)

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré mercredi que les États-Unis ne laisseraient aucun cas d’Ebola entrer sur leur territoire, soulignant prendre des mesures en ce sens, alors que sévit une épidémie de fièvre hémorragique en République démocratique du Congo (RDC).

«Nous ne pouvons pas et ne laisserons pas un seul cas d’Ebola entrer aux États-Unis», a-t-il déclaré devant un conseil des ministres réuni par le président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Il a souligné que le gouvernement américain travaillait «d’arrache-pied pour contenir cette crise dans les pays où elle sévit actuellement, en particulier en RDC», ainsi qu’en matière de suivi afin «de s’assurer que personne atteint d’Ebola n’entre dans ce pays et ne nous pose de problème».

Alors que l’épidémie se propage en RDC, les États-Unis veulent ouvrir au Kenya un centre de quarantaine pour les cas suspects ou avérés d’Ebola, essentiellement des Américains, a rapporté mercredi le Wall Street Journal.

Selon des sources informées, ce centre attendait toujours l’aval des autorités kényanes, qui n’ont pour l’heure recensé aucun cas de la maladie.

Des responsables d’un organe du ministère américain de la Santé «ont reçu des avis de déploiement au Kenya», ont précisé ces sources au quotidien.

Un responsable de l’administration a assuré que la structure serait conçue pour les Américains devant «quitter rapidement la RDC et être placés en quarantaine», sans pour autant subir un long voyage vers les États-Unis.

Interrogé à ce sujet, le département d’État n’a pas répondu dans l’immédiat.

Un vol dérouté vers Montréal en raison des restrictions entourant l’Ebola Les services frontaliers américains ont indiqué qu’un vol d’Air France à destination des États-Unis a été dérouté vers Montréal après l’embarquement «par erreur» d’un passager originaire de la République démocratique du Congo malgré des restrictions de vol liées à l’épidémie d’Ebola en Afrique.

Un ressortissant américain ayant contracté le virus Ebola en RDC a été hospitalisé dans une unité spécialisée à Berlin, ainsi que son épouse et ses quatre enfants, considérés comme cas contacts.

Il «répond bien au traitement» et son état s’est stabilisé, a dit mercredi l’hôpital de la Charité.

Arrivé la semaine dernière dans la capitale allemande, le patient, un médecin missionnaire de l’ONG chrétienne américaine Serge, Peter Stafford, avait été exposé au virus en traitant des patients à l’hôpital Nyankunde, dans l’est de la RDC.

Les autorités américaines ont déclaré rediriger désormais tous les voyageurs américains ayant séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud dans les 21 derniers jours vers trois aéroports du pays pour un dépistage, à Washington, Atlanta et Houston.

En revanche, les résidents permanents ayant séjourné ou transité par ces pays dans les 21 derniers jours sont interdits d’entrer aux États-Unis, et ce pour une période initiale de 30 jours.

Plus de 1000 cas suspects — dont 223 décès — ont été enregistrés jusqu’ici par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Mais l’ampleur réelle de la catastrophe sanitaire n’est pas encore connue et les autorités sanitaires internationales estiment que les chiffres actuels sont probablement sous-estimés.