Santé

Devoir payer 27 000$ par mois pour traiter son cancer du cerveau: le combat d’un Québécois face à la RAMQ

«C’est irréel. Personne n’a les moyens de payer ça. C’est comme si être malade était réservé à l’élite...»

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Devoir payer 27 000$ par mois pour traiter son cancer du cerveau: le combat d’un Québécois face à la RAMQ Un jeune homme doit se battre courageusement contre un cancer du cerveau agressif, mais également contre la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), qui refuse de couvrir un traitement qui lui permettrait de prolonger sa vie. Or, il se retrouve à devoir payer une facture mensuelle de 27 000 $ pour survivre.

Un jeune homme doit se battre courageusement contre un cancer du cerveau agressif, mais également contre la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), qui refuse de couvrir un traitement qui lui permettrait de prolonger sa vie. Or, il se retrouve à devoir payer une facture mensuelle de 27 000 $ s’il souhaite survivre.

«C’est irréel. Personne n’a les moyens de payer ça. C’est comme si être malade était réservé à l’élite», a dénoncé Samuel Rochon.

Le résident de Nominingue, dans les Laurentides, souffre d’un glioblastome de grade 4, la forme la plus agressive du cancer du cerveau. Ses premiers symptômes sont apparus il y a environ dix ans.

Il donc dû subir une importante chirurgie et plusieurs traitements qui lui ont permis de vivre plus de huit ans alors que seulement 5% des personnes atteintes de la maladie franchissent le cap des cinq ans.

Samuel Rochon 2 (Courtoisie)

«J’étais certain d’être guéri. J’étais convaincu que j’étais l’exception», a confié M. Rochon à Noovo Info.

Quoique contrôlée et stable, la tumeur peut redevenir menaçante à tout moment.

Il existe un traitement qui ralentirait le cancer incurable: le casque Optune, qui est reconnu aux États-Unis et homologué par Santé Canada. Il coûte toutefois 27 000 $ par mois et n’est pas remboursé par la RAMQ.

La raison: il n’est pas recommandé par l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) en raison de plusieurs craintes à l’utilisation dans un contexte réel de soins.

Par courriel, le ministère de la Santé affirme suivre les recommandations de l’INESSS, mais «se dit prêt à refaire le point avec l’organisme lorsque les processus permettront de mieux répondre aux incertitudes». Le ministère ajoute que malheureusement, ce n’est pas le cas pour l’instant.

La neuro-oncologue de Samuel, la Dre Sarah Lapointe, qualifie cette décision de «désolante». Elle soutient que le casque Optune pourrait changer la vie de son patient et de plusieurs Québécois.

De son côté, M. Rochon ne se laisse pas abattre. Il a donc décidé de lancer une campagne GoFundMe afin d’amasser des fonds pour ses traitements.

Cette dernière avait récolté près de 180 000 $ vendredi en fin d’après-midi.

«Je n’ai jamais autant pleuré en trois jours que ça. Le soutien de la communauté, je trouve ça incroyable», a ajouté M. Rochon.

L’homme de 32 ans est également né avec une malformation congénitale qui a mené à l’amputation de sa jambe dès l’âge de 6 ans.

Tout comme pour son cancer, cela n’a pas été un obstacle. Il a couru un demi-marathon toujours sous traitement de chimiothérapie, en plus de monter le Kilimandjaro quelques mois plus tard.

Une manifestation sera d’ailleurs organisée en février prochain afin de demander le rembourser du casque Optune par la RAMQ.