Santé

Elles révèlent les hauts et les bas des médicaments amaigrissants à base de GLP-1

Deux femmes de la Saskatchewan partagent leurs expériences liées à ces médicaments.

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Chandra McMillan-Behrenz reçoit des injections hebdomadaires de GLP-1 depuis quatre mois. (CTV News/Allison Bamford) Chandra McMillan-Behrenz reçoit des injections hebdomadaires de GLP-1 depuis quatre mois. (CTV News/Allison Bamford)

Les médicaments amaigrissants à base de GLP-1 sont plus accessibles que jamais pour les Canadiens, grâce à la disponibilité de versions génériques partout au pays.

Deux femmes de la Saskatchewan partagent leurs expériences – les aspects positifs, négatifs et les défis – liées à ces médicaments.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Chandra McMillan-Behrenz, âgée de 58 ans, a commencé à recevoir des injections hebdomadaires d’un médicament générique à base de GLP-1 en juin. Son médecin lui a recommandé ce traitement pour soulager sa stéatose hépatique.

«J’étais toujours fatiguée et apathique, simplement à cause de la façon dont l’insuline agissait – ou n’agissait pas – dans mon corps», a-t-elle confié à CTV News.

Cette résidente de Saskatoon a remarqué une différence «immédiatement» dès la première semaine de traitement. «Je ne ressens plus ce coup de barre après le souper que je subissais auparavant», a-t-elle ajouté.

Grâce à ce regain d’énergie, Mme McMillan-Behrenz a indiqué qu’elle pouvait faire davantage de promenades et suivre le rythme des activités de ses petits-enfants. Le médicament l’a également aidée à réduire son appétit et ses fringales, ce qui lui a permis de renoncer facilement au sucre et d’éviter les boissons gazeuses.

Elle a perdu 18 livres au cours des quatre mois qui ont suivi le début du traitement. «Cela a vraiment fait une grande différence pour moi», a-t-elle dit.

Les médicaments amaigrissants, une aubaine pour les pharmacies des supermarchés La popularité d’Ozempic et d’autres médicaments à base de GLP-1, utilisés pour traiter le diabète de type 2, a explosé ces dernières années.

Les effets secondaires courants du médicament comprennent les nausées, les vomissements, la diarrhée, les maux d’estomac et la constipation.

Mais Mme McMillan-Behrenz s’estime chanceuse. Elle n’a souffert que de nausées très légères.

«Chaque organisme est différent», a-t-elle avoué. «Ce qui fonctionne pour moi ne fonctionnera peut-être pas pour quelqu’un d’autre.»

Environ trois millions de Canadiens prennent actuellement des médicaments à base de GLP-1, selon un sondage en ligne mené par Léger en février. La plupart des répondants ont cité la perte de poids comme principale raison de leur traitement, suivie du diabète et de la santé métabolique.

Selon les experts en santé, les réponses au traitement varient en fonction de la tolérance au médicament, de l’observance, de la génétique et d’autres facteurs biologiques et médicaux.

Des expériences variées avec les médicaments à base de GLP-1

Lindsay Noble a utilisé cinq marques différentes de médicaments à base de GLP-1 au cours des trois dernières années. «J’ai changé de médicament parce que j’avais atteint un plateau avec tous ces traitements», a-t-elle dit à CTV News.

Mme Noble souffre d’un trouble de l’hyperphagie boulimique, qui la pousse à manger de manière excessive sans se purger.

Elle a essayé des régimes à la mode et fait de l’exercice pendant des années. Elle a consulté des diététistes, des nutritionnistes et des thérapeutes avant d’essayer son premier médicament à base de GLP-1 en 2023.

Au départ, cela a fonctionné. Elle a perdu du poids. Mais surtout, pour elle, les fringales ont disparu.

«Ce n’était pas nécessairement une question de perte de poids», a-t-elle indiqué. «Le plus gros problème auquel j’étais confrontée, en réalité, c’était cette obsession pour la nourriture et le fait de m’assurer que je ne retombais pas dans mes tendances à l’hyperphagie boulimique.»

Finalement, le médicament a cessé d’être efficace pour elle et cette obsession troublante pour la nourriture est revenue.

Lindsay Noble en est à sa cinquième marque de médicament à base de GLP-1. (CTV News/Allison Bamford) Lindsay Noble en est à sa cinquième marque de médicament à base de GLP-1. (CTV News/Allison Bamford)

Elle a changé de marque après avoir consulté son médecin. «C’était un peu frustrant parce que je ne constatais plus aucun résultat, même si je continuais à tout faire correctement, (y compris) le régime alimentaire et l’exercice», a dit Mme Noble.

Il est courant que la perte de poids stagne pendant la prise de médicaments à base de GLP-1. Une étude récente publiée dans la Bibliothèque nationale de médecine a révélé que la perte de poids optimale se produisait entre la 24e et la 30e semaine de traitement, suivie d’une période de stagnation.

D’autres recherches suggèrent qu’un très faible pourcentage, soit environ 5 à 10 % des personnes, ne perdent aucun poids lorsqu’elles prennent ces médicaments.

Franchir des étapes importantes

En regardant ses photos de mariage, prises à l’époque où elle pesait le plus lourd, Mme Noble est émue. «C’est agréable de voir ces photos, mais c’est aussi agréable de constater tout le chemin que j’ai parcouru», a-t-elle confié.

Elle continue de recevoir une injection hebdomadaire de GLP-1. La marque qu’elle utilise actuellement lui convient depuis plus d’un an, a-t-elle précisé. Il s’agit de l’une des plus longues périodes de succès qu’elle ait connues avec un médicament à base de GLP-1.

Plus tôt cette année, Mme Noble a franchi une étape importante. Elle a perdu 100 livres depuis sa première injection en 2023.

L’hiver dernier, elle a fait du planche à neige pour la première fois depuis plus d’une décennie. «J’ai vraiment perdu du poids et je n’ai plus mal nulle part», a-t-elle précisé. «En plus de cela, mon taux de cholestérol a baissé, ma glycémie s’est améliorée et je suis tout simplement en bonne santé.»

Mme Noble affirme qu’il existe encore une stigmatisation associée aux médicaments à base de GLP-1. Certaines personnes considèrent ce médicament comme une «tricherie» pour perdre du poids, selon elle.

«J’espère vraiment que tout le monde comprendra qu’il s’agit d’une aide qui vous permettra d’atteindre votre objectif. C’est un outil parmi d’autres. Ce n’est pas une solution universelle», a-t-elle affirmé, ajoutant que tout le monde ne vit pas la même expérience ni n’obtient les mêmes résultats en prenant ce médicament. «Il faut consulter les bonnes personnes pour aborder ces questions et s’assurer que vous faites ce qu’il faut pour votre corps.»

Les experts en santé précisent que ces médicaments ne conviennent pas à tout le monde et recommandent aux Canadiens de discuter avec leurs professionnels de la santé des options de traitement possibles.