Santé

Les Canadiens à bord du navire n’ont pas eu de contact direct avec l’hantavirus

Ces Canadiens faisaient partie des personnes qui ont débarqué dimanche du MV Hondius aux Canaries, un archipel espagnol, et ont atterri en Colombie-Britannique, où ils poursuivront leur quarantaine commencée à bord du navire début mai.

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Hantavirus: plusieurs Canadiens en isolement Hantavirus: plusieurs voyageurs canadiens de retour au pays sont placés en isolement préventif malgré qu’ils soient tous asymptomatiques.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique a déclaré lundi qu’aucun des Canadiens qui se trouvaient à bord d’un navire touché par une épidémie mortelle d’hantavirus n’avait eu de contact direct avec une personne infectée.

La Dre Bonnie Henry a cependant noté qu’il était impossible d’en être tout à fait certain, et que les quatre personnes qui ont atterri à Victoria dimanche sont désormais en isolement sur l’île de Vancouver pour une durée minimale de 21 jours.

Elle a précisé que ces quatre Canadiens étaient un couple de septuagénaires du Yukon, une personne septuagénaire de l’île de Vancouver et une personne britanno-colombienne âgée d’une cinquantaine d’années vivant à l’étranger. Toutes se portent bien et ne présentent aucun symptôme.

Mme Henry a ajouté qu’elles étaient en isolement dans trois lieux distincts, la personne de l’île de Vancouver étant rentrée chez elle.

Ces Canadiens faisaient partie des personnes qui ont débarqué dimanche du MV Hondius aux Canaries, un archipel espagnol, et ont atterri en Colombie-Britannique, où ils poursuivront leur quarantaine commencée à bord du navire début mai.

Six autres personnes à travers le pays — dont une au Québec — ont reçu la directive de s’isoler après avoir été potentiellement exposées au virus et être rentrées au Canada, certaines il y a plus de deux semaines, bien que les autorités affirment qu’elles sont toutes asymptomatiques.

Fin de l’isolement pour le Québécois

Le ministère de la Santé du Québec a rapporté lundi que la personne résidant au Québec n’est plus tenue de s’isoler.

Marie-Claude Lacasse, porte-parole du ministère de la Santé, a indiqué que l’individu ne présente aucun symptôme et que son exposition potentielle au hantavirus est considérée comme présentant un faible risque.

Elle a précisé que cette personne continuera à surveiller ses symptômes et qu’elle est en contact avec la direction régionale de santé publique. 

Le Québécois a été invité à s’isoler la semaine dernière après avoir pris le même vol qu’une personne chez qui un cas d’hantavirus a été confirmé. 

Mme Lacasse a affirmé qu’aucun autre Québécois n’est actuellement en isolement ou sous surveillance en lien avec l’épidémie sur le bateau de croisière.

«La personne qui était identifiée comme un possible contact la semaine dernière ne présente toujours aucun symptôme et son isolement a été levé considérant que le contact a été jugé à faible risque, et ce, en conformité avec les recommandations de l’OMS», a-t-elle écrit dans un courriel. 

«Cette personne surveille quand même ses symptômes jusqu’à 42 jours postvoyage», a précisé Mme Lacasse. 

En conférence de presse sur un autre sujet lundi matin, la première ministre du Québec, Christine Fréchette, a indiqué qu’«il n’y a pas eu de notion qui nous amènerait à être inquiets par rapport à la situation». 

«C’est bien pris en charge, c’est sûr que c’est surveillé attentivement, on est encore en étroite communication avec le gouvernement canadien», a-t-elle affirmé. 

Pas de tests de dépistage pour des Ontariens 

La ministre de la Santé de l’Ontario a déclaré que trois personnes de la province liées à l’épidémie d’hantavirus ne font actuellement pas l’objet de tests de dépistage de cette maladie transmise par les rongeurs.

La ministre Sylvia Jones a précisé que ces trois personnes – un couple de la région de Grey Bruce et une personne de la région de Peel – sont toujours asymptomatiques et en isolement. 

Mme Jones a ajouté que le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario estime que le dépistage chez les personnes asymptomatiques pourrait ne pas donner de «résultats pertinents» et qu’il est préférable, à ce stade, de surveiller l’apparition de symptômes. 

Le service de santé publique de Peel, en Ontario, affirme surveiller une personne de passage au Canada, qui n’est pas résidente de la région, et qui a été en contact avec une personne atteinte de l’hantavirus.

Le service de santé publique précise que la personne est en isolement et ne présente aucun symptôme.

Il qualifie le risque pour la population de «très faible».

«Nous avons mis en place des protocoles clairs pour accompagner cette personne pendant sa quarantaine et lui assurer un accès rapide aux soins de santé si nécessaire», a déclaré un porte-parole dans un courriel envoyé lundi.

De plus amples détails sur les mesures de quarantaine mises en place dans plusieurs provinces sont en train d’être diffusés après l’évacuation, dimanche, d’une croisière d’expédition qui s’est transformée en cauchemar pour des dizaines de passagers à bord. 

Cependant, le nombre de cas positifs a augmenté depuis l’évacuation du navire, les autorités américaines et françaises ayant confirmé lundi deux nouveaux cas positifs. Cela porte le nombre total de décès à trois et le nombre de cas à sept, a rapporté lundi l’Organisation mondiale de la Santé. 

Les passagers en isolement en Colombie-Britannique devraient rester en quarantaine sous surveillance, puis faire l’objet d’une nouvelle évaluation. 

Les autorités ont affirmé que les voyageurs étaient asymptomatiques avant de décoller à bord d’un avion affrété par l’Agence de la santé publique du Canada et Affaires mondiales Canada, avec le soutien des Forces armées canadiennes. 

Un agent de l’Agence de la santé publique du Canada s’est assuré que les mesures de santé publique, notamment le port du masque et la distanciation physique, étaient respectées pendant le vol. 

- Avec des informations d’Allison Jones et de Morgan Lowrie