Santé

Des syndicats de paramédics craignent d'être repoussés après l'élection

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Un véhicule ambulancier est stationné près d'un hôpital à Montréal, le 6 mai 2025. Un véhicule ambulancier est stationné près d'un hôpital à Montréal, le 6 mai 2025. (Christinne Muschi/La Presse canadienne)

Des syndicats de paramédics craignent de voir leur négociation repoussée après l’élection québécoise, tellement il y a peu de progrès aux tables.

Dans le cas de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la CSN, cela fait trois ans et demi que la convention collective est arrivée à échéance, soit le 31 mars 2023.

Il s’agit du principal regroupement de syndicats de paramédics, comptant environ 3500 membres, dont ceux d’Urgences-santé, qui couvre Montréal et Laval.

Il y a pourtant eu une rencontre avec Québec, mardi, mais la FSSS a déchanté, affirmant même que le gouvernement a reculé dans sa position.

Dans le cas de la FSSS, le litige porte essentiellement sur les salaires.

En août, les membres de la FSSS avaient rejeté l’entente de principe qui était intervenue pour renouveler leurs conventions collectives, et ce, dans une proportion de 71,6 %.

Les négociations ont repris depuis, mais sans grand progrès, affirment la FSSS et deux autres grands regroupements de syndicats, soit la Fédération du préhospitalier du Québec — indépendante des centrales — et la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier — une section locale du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), affilié à la FTQ.

«On ne demande pas un cadeau électoral. On demande à ce que le gouvernement en place fonctionne de façon diligente et mette l’argent qu’il manque pour trouver une entente pour régler définitivement le salaire des paramédics. Puis il refuse présentement», a lancé en entrevue Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la FSSS.

Ses membres ne veulent plus de «lettre d’entente» ou de «travaux» pour évaluer l’emploi de paramédic et le salaire que ceux-ci devraient toucher. Ils veulent recevoir une augmentation tout de suite, martèle M. Gagnon.

Les deux autres regroupements insistent sur l’accès à la retraite, en plus des salaires. La Fraternité et la Fédération du préhospitalier font valoir que leurs membres occupent un emploi exigeant, tant physiquement que mentalement, et qu’ils doivent donc avoir un accès facilité à la retraite.

Québec affirme, de son côté, que son équipe de négociation a tous les mandats nécessaires en main pour négocier avec les regroupements de syndicats de paramédics.

Pendant ce temps, les grèves se poursuivent. Elles sont toutefois peu visibles, aux yeux du public, puisque la plus grande partie des tâches exécutées par les paramédics sont considérées comme des services essentiels.

Comme moyens de pression, ils refusent, par exemple, de superviser des stagiaires et de remplir certains formulaires.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste