Alors que les critiques se multiplient à quelques jours du début d’un projet pilote numérique dans deux CIUSSS, des professionnels de la santé font valoir les avantages de ce nouveau système controversé.
Le Dossier santé numérique (DSN), le système proposé par l’entrepise Epic, doit être lancé à compter de samedi en Mauricie et dans le nord de Montréal, malgré des failles de sécurité et des problèmes techniques qui ont été rapportés.
Mais des responsables qui seront notamment appelés en soutien pour la mise en place du système ont vanté la convivialité du DSN et la simplification des tâches qu’il apporte.
Marie-Annie Girard, infirmière de formation qui a travaillé comme gestionnaire en CHSLD, est formatrice principale pour le module de documentation clinique et sera affectée au centre de commandement lors de la mise en place des projets pilotes.
Dans une entrevue avec La Presse Canadienne diffusée mercredi, elle a indiqué que le DSN contribue à alléger considérablement les étapes d’admission d’un patient en CHSLD, entre autres.
«Il y aura une réduction des tâches qui n’ont pas de valeur ajoutée», a-t-elle plaidé.
Par exemple, il faut actuellement compléter un dossier d’une cinquantaine de pages papier pour admettre un nouveau résidant en CHSLD, des pages qu’il faut aussi faxer et ensuite archiver, et si le nouvel admis prend une vingtaine de médicaments, une infirmière transcrit à la main.
«Maintenant, ça se fait en 10 secondes», a dit Mme Girard, qui ajoute que le pharmacien peut aussi recevoir tout de suite le dossier grâce à une fonction de «diffusion».
De même, le pharmacien Pierre-Olivier Hallé a fait valoir que le nouveau système permet de réduire le nombre d’étapes ainsi que le risque d’erreurs dans les ordonnances.
«Il y avait beaucoup de délais, beaucoup d’erreurs dans les retranscriptions», a-t-il expliqué.
«On n’a plus à se casser la tête sur les interprétations de la posologie en raison d’une écriture illisible. On vient éliminer des erreurs et sécuriser le circuit du médicament.»

