Santé

Des outils novateurs d'IA contribuent à un meilleur vieillissement chez les aînés

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Le logo de Mila – Institut québécois d’intelligence artificielle – est photographié dans ses bureaux de Montréal, le jeudi 20 novembre 2025. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE Le logo de Mila – Institut québécois d’intelligence artificielle – est photographié dans ses bureaux de Montréal, le jeudi 20 novembre 2025. PHOTO DE LA PRESSE CANADIENNE (Christopher Katsarov)

Des gadgets et diverses innovations technologiques qui visent à favoriser un meilleur vieillissement ont été présentés jeudi à l’Institut Mila, à Montréal, à l’occasion d’une journée découverte organisée par AGE-WELL, un réseau canadien axé sur les technologies et le vieillissement.

Un lève-personne portatif, une chambre intelligente en CHSLD et un agent d’intelligence artificielle disponible en tout temps au bout du fil pour les personnes avec des troubles cognitifs font partie des quelques démonstrations de la journée.

La présentation a eu lieu le 1er octobre pour souligner la Journée nationale des aînés. Des événements de découverte ont eu lieu dans sept provinces canadiennes, dont deux à Montréal.

L’objectif est que les aînés et les proches aidants y découvrent des innovations qui peuvent améliorer leur autonomie, leur santé et leur qualité de vie.

«On veut rassembler tout le monde, les chercheurs, les personnes âgées, aussi les cliniciens, pour avoir cette conversation dans l’utilisation de la technologie pour le bien-être de personnes âgées», a commenté la professeure Samira Rahimi, codirectrice du Collaboratif pour l’IA et la société de McGill et membre associée chez Mila.

Elle a parlé de l’importance de ne pas oublier les proches aidants dans l’intégration des technologies, notamment pour la paix d’esprit. «C’est aussi important d’utiliser ces technologies pour les proches aidants parce que ça va les aider à avoir une meilleure compréhension de comment leurs proches vivent. Ils auront plus de sécurité [...] si quelque chose de mauvais arrive, s’il y a une chute, la technologie peut détecter la chute et permettre d’avoir les meilleurs soins le plus rapidement possible.»

L’une des études de Mme Rahimi vise à développer et tester CARDIO-TWIN, un outil qui crée «un jumeau numérique» du patient afin de prédire son risque de maladie cardiaque. Contrairement aux données médicales du patient, le «jumeau» peut tester des traitements personnalisés pour vérifier à quel point ils sont efficaces pour la personne. Jusqu’au présent, 40 patients ont pu tester l’outil dans le cadre de la recherche de Mme Rahimi.

À terme, le but est de proposer des stratégies de prévention personnalisée et des recommandations précises en termes de maladie cardiovasculaire, qui sont la deuxième cause de mortalité au Canada.

Parmi les autres projets intéressants, il a été question d’une chambre intelligente qui est présentement testée dans un CHSLD au Québec. Neal Fahey, conseiller cadre chez OROT, un incubateur québécois d’innovation en santé connectée, a donné quelques précisions. Il a expliqué que la technologie, développée en collaboration avec l’entreprise Amba, fonctionne avec des capteurs passifs sur des objets comme le lit ou une chaise (pas de caméra dans la chambre), ce qui permet de faire des analyses basées sur l’intelligence artificielle et des alertes prédictives.

La technologie facilite le suivi des habitudes de vie, comme la mobilité, les signes vitaux, les chutes et le sommeil d’une personne âgée. Cela aide grandement le personnel soignant dans son travail.

Katrine Desautels

Katrine Desautels

Journaliste