Un étudiant-chercheur de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) vient de faire une découverte importante en matière de génétique.
Si les recherches menées à ce jour ont déjà identifié des sous-régions en termes de génétique au Québec – comme le Haut-Saguenay, le Bas-Saguenay et le Lac-Saint-Jean qui se distinguent au niveau des origines ancestrales – les recherches de Gilles-Philippe Morin poussent un peu plus loin.
«Ce qu’on démontre dans notre article, c’est qu’il y a une génétique qui va jusqu’à l’échelle des municipalités», a expliqué l’étudiant à la maîtrise à l’UQAC.

Établir la signature génétique d’une population permet notamment de mieux prévenir les maladies héréditaires qui pourraient y être reliées.
Grâce aux recherches de M. Morin, il serait possible d’offrir des tests de dépistage encore mieux ciblés.
«C’est la première fois qu’on met aussi bien de l’avant la signature fine des populations dans le contexte global des études génétiques», a souligné Simon Girard, professeur en génétique humaine à l’UQAC.
Autrement, la récente découverte invite les autres firmes de recherche dans le monde à se pencher sur sujet. C’est d’ailleurs cet aspect qui a permis aux auteurs d’être publiés dans la revue scientifique Nature Communications.
M. Girard a expliqué que la population franco-canadienne du Saguenay—Lac-Saint-Jean existe depuis 200 ans et qu’en soi, il s’agit d’une population «très jeune» à l’échelle des populations mondiales.
«Ce qu’on envoie comme message c’est de dire que si on voit ces signatures dans une population aussi jeune, c’est qu’on va les voir dans pratiquement toutes les populations. Si pour le moment on ne les voit pas, c’est parce qu’on ne les regarde pas», a expliqué Simon Girard.

