Avec l’arrivée des beaux jours, de nombreux Canadiens passent davantage de temps à l’extérieur. Ce changement de saison est l’occasion pour Donna Lugar, de Nouvelle-Écosse, de rappeler à la population les dangers liés aux tiques.
«J’avais environ 40 symptômes et j’étais alitée, dans le noir, car j’étais sensible à la lumière», a dit Mme Lugar, qui a reçu un diagnostic de maladie transmise par les tiques il y a 14 ans et qui exhorte aujourd’hui tous les Canadiens à faire preuve d’une extrême prudence pour éviter les piqûres de tiques et les maladies qu’elles transmettent.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Il faut être prudent et intégrer la recherche de tiques à sa routine quotidienne», a-t-elle ajouté.
Selon Vett Lloyd, professeure de biologie à l’Université Mount Allison, les piqûres de tiques à pattes noires sont les plus dangereuses.
«Lorsqu’elles piquent, elles crachent dans votre circulation sanguine», a expliqué Mme Lloyd. «Des agents pathogènes, des microbes, des bactéries et des virus responsables de maladies qu’elles ont contractés auprès de la faune sauvage.»
Elle a souligné que les effets du rude hiver récent expliquaient l’augmentation de la population de tiques.
«La neige épaisse a servi de couverture isolante et elles ont passé l’hiver à la surface du sol, en attendant que le temps se réchauffe», a-t-elle précisé.
D’après des recherches médicales récentes, les maladies diagnostiquées au Canada et transmises par les tiques sont en grande majorité la maladie de Lyme. Mais certains affirment qu’il en existe d’autres à surveiller.
«L’anaplasmose, la babésiose, et en fait, l’année dernière, nous avons commencé à observer dans la partie la plus méridionale de l’Ontario une maladie appelée fièvre pourprée des montagnes Rocheuses», a indiqué le Dr Isaac Bogoch, spécialiste des maladies infectieuses, qui a ajouté que chaque maladie est généralement traitable et s’accompagne d’une multitude de symptômes.
«Une fatigue plus ou moins intense ; certaines personnes souffrent de douleurs osseuses et articulaires, avec une inflammation de diverses articulations. D’autres ressentent des douleurs nerveuses, et certaines présentent une paralysie d’un côté ou des deux côtés du visage», a-t-il énuméré.
Selon Mme Lloyd, la mi-avril à la fin avril marque le début de la saison des tiques dans de nombreuses régions du Canada.
«De plus en plus d’animaux sauvages sont infectés, ce qui entraîne une incidence plus élevée de la maladie de Lyme, selon la région du pays où l’on se trouve», a-t-elle dit.
Donna Lugar a également averti que la période de la saison des tiques peut varier en raison des fluctuations climatiques au Canada. «Elles peuvent être actives n’importe quel mois de l’année», a-t-elle prévenu.
Elle craint que la maladie de Lyme et d’autres maladies potentiellement dangereuses transmises par les tiques ne deviennent une préoccupation tout au long de l’année dans certaines régions du Canada.

