Les nouveaux vaccins contre la tuberculose, dont un pourrait être autorisé d’ici la fin de la décennie, pourraient sauver plus de sept millions de vies, a estimé lundi Gavi, un organisme international aidant les pays à faible revenus à introduire des vaccins.
«Les nouveaux vaccins contre la tuberculose pourraient devenir le prochain outil d’immunisation phare», a déclaré Sania Nishtar, directrice de l’Alliance du vaccin (Gavi), citée dans le communiqué.
Mais «ils ne réaliseront leur potentiel que si nous parvenons à garantir une offre suffisante, prévisible et abordable pour les pays qui supportent la plus forte charge de morbidité», a-t-elle souligné.
Le seul vaccin actuellement homologué, le BCG, doit être donné dès le plus jeune âge pour bien fonctionner. Les grands enfants, les adolescents et les adultes ne disposent donc pas de traitement préventif s’ils n’ont jamais reçu ce vaccin, dont les rappels ont par ailleurs une efficacité incertaine.
Plusieurs projets de vaccins destinés notamment aux adolescents et aux adultes sont actuellement en développement.
Selon l’Alliance du vaccin, le premier nouveau vaccin pourrait être autorisé d’ici la fin de la décennie.
Les futurs vaccins pourraient éviter jusqu’à 7,3 millions de décès «entre 2030 et 2050», tout en générant «jusqu’à 135 milliards de dollars de bénéfices économiques dans les pays à revenu faible et intermédiaire».
Mais leur déploiement pourrait être freiné par un manque de financements publics et privés, susceptible de limiter la demande et, par conséquent, les investissements des fabricants, selon Gavi.
Avec 1,23 million de décès en 2024, la tuberculose est la maladie due à un agent infectieux unique qui provoque le plus grand nombre de décès et l’une des 10 principales causes de mortalité dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé.
Cette maladie bactérienne qui touche le plus souvent les poumons. Elle se transmet par voie aérienne lorsque les personnes atteintes toussent, éternuent ou crachent.
