En juillet 2024, Christine Desfossés dit avoir reçu l’équivalent d’«un coup de pelle en arrière de la tête». La résidente de Bécancour, en Mauricie, a reçu un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie de Lou Gehrig.
Dans un témoignage poignant, Mme Desfossés dit être «condamnée», puisqu’il n’existe aucun traitement face à cette maladie musculaire dégénérative dont sont atteints 600 Québécois à travers la province. Les personnes atteintes de la SLA perdent graduellement l’usage de leurs membres. Et l’espérance de vie est estimée entre deux et cinq ans à la suite du diagnostic.
«C’est tellement irréel. Je me dis souvent que ça ne se peut pas que ça finisse comme ça. C’est impossible, je vais me réveiller», a laissé tomber Christine Desfossés en retenant ses larmes.

À quelques mois des premiers symptômes, elle raconte à Noovo Info qu’elle était en voyage dans le Sud. «J’aimerais tellement retourner là», a-t-elle lancé avec émotion.

Malgré ce diagnostic, Mme Desfossés poursuit son combat. Elle soutient que sans son conjoint, elle n’aurait pas eu autant de courage face à la maladie.
À l’échelle de la province, l’organisme SLA Québec a pour mission de soulever des fonds pour la recherche, sensibiliser la population mais surtout accompagner les patients et leurs familles dans les différentes étapes de la maladie.
Le 21 juin aura également lieu la Journée mondiale de la sclérose latérale amyotrophique. L’organisme SLA Québec invite la population aux dons via sa plateforme afin de soutenir la recherche.
Le professeur titulaire au département de neurosciences de l’Université de Montréal, Richard Robitaille, mentionne à Noovo Info que 2026 représente une «période importante pour le développement d’un traitement» contre la SLA.
«Il va peut-être être trop tard pour moi, mais si je peux le faire pour les autres, ça me fait plaisir», a conclu Mme Desfossés.

