Triste constat: les Québécois souffrent d’importantes lacunes alimentaires, selon les premiers résultats de l’enquête de NutriQuébec.
Les données montrent que seulement 36% des Québécois consomment cinq fruits et légumes par jour et que huit adultes sur dix consomment trop de sel régulièrement.
Le responsable de l’étude Benoit Lamarche sonne l’alarme. Les résultats sont «préoccupants», alors que la surconsommation de sel et le manque de fruits et de légumes à son alimentation sont «les principaux facteurs de risque pour développer les maladies chroniques, comme les maladies du cœur».
Comment peut-on expliquer ces résultats?
Selon la nutritionniste Élisabelle Hardy, les gens croient faussement consommer assez de fruits et légumes lors de leur repas.
«Les gens pensent en manger, mais sous-estiment la quantité nécessaire. Et ce n’est pas parce que vous ne mettez pas de sel que vous n’en mangez pas. Du sel, il y a en a partout, même dans des condiments sucrés», a-t-elle martelé lors d’un entretien avec Noovo Info.
Or, depuis le 1er janvier, Santé Canada appose de nouveaux symboles sur les emballages alimentaires qui tiennent des valeurs alimentaires élevées en gras saturé, en sodium ou en sucre.
Un geste salué par M. Lamarche.
«Les entreprises ne voudront sûrement pas avoir le logo sur leur produit. L’offre alimentaire pourrait donc s’améliorer», a-t-il souligné.
NutriQuébec espère d’ailleurs recruter davantage de personnes lors de son étude afin de brosser un meilleur portrait de la situation dans la province.
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