L’idée annoncée vendredi par la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, d’affilier chaque Québécois à un CLSC n’est réaliste que sur papier, croit le député du Parti libéral du Québec (PLQ) et porte-parole de l’opposition officielle en Santé, Monsef Derraji.
Selon lui, la Coalition avenir Québec (CAQ) peut toujours rêver que leur Politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne améliorera les choses, mais qu’après huit ans à négliger l’accès à la première ligne, celle-ci s’est grandement détériorée.
«Force est de constater qu’aujourd’hui, même dans leur document de madame la ministre, la CAQ avoue l’échec de son propre gouvernement dans le fait d’améliorer l’accès à la première ligne. Donc sur papier, c’est une vision ambitieuse, mais sur le terrain, ça va être extrêmement difficile», soutient M. Derraji.
D’ailleurs la sortie de la CAQ semble beaucoup trop tard, selon le porte-parole de l’opposition officielle en santé.
«Le timing de la sortie est questionnable et je pense qu’ils sont en mode rattrapage parce qu’ils ont perdu complètement l’accès à la première ligne au niveau de la santé. Ça nous coûte au-delà de 67 milliards de dollars par année et l’accès ne s’est pas amélioré», a-t-il renchéri.
Il aurait souhaité voir une proposition comme celle de son chef de parti, Charles Milliard, qui propose notamment d’améliorer la télémédecine afin de désengorger les urgences.
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