Pour répondre à l’augmentation de la détresse psychologique chez les jeunes, Québec solidaire promet d’offrir des services de santé mentale dans les 400 points d’accès en CLSC que le parti veut créer.
QS veut mettre en place des Équipes-Accueil Santé mentale dans l’ensemble des CLSC pour offrir des services d’aide psychosociale gratuits.
Ces équipes multidisciplinaires seraient composées de professionnels formés en intervention psychosociale, comme des travailleuses sociales, des psychologues, des psychoéducateurs ou encore des infirmières.
QS veut faire en sorte que «toute personne qui se présente dans un CLSC pour des soins de santé mentale» puisse rencontrer un intervenant le même jour.
«C’est 100 % réaliste», a répondu la porte-parole Ruba Ghazal à un journaliste lors d’une conférence de presse à Verdun.
«Mais encore faut-il prendre les bonnes décisions, puis arrêter d’affaiblir le système de santé publique en le privatisant», a ajouté la porte-parole de QS.
Elle accuse «ceux qui nous ont gouvernés» dans le passé «d’avoir écœuré» les psychologues, les infirmières, les travailleurs sociaux, les médecins, au point que plusieurs d’entre eux ont décidé d’aller travailler dans des cliniques privées.
Ruba Ghazal promet de respecter «l’autonomie professionnelle et les conditions de travail des gens qui prennent soin de notre monde».
Ces équipes «permettront une prise en charge rapide et garantiront un minimum de trois séances avec le même professionnel», a affirmé Ruba Ghazal, qui était accompagnée par la candidate dans Verdun, Alejandra Zaga Mendez, et du candidat dans Richmond, David Poulin-Latulippe.
Combien de travailleurs de la santé seront nécessaires pour offrir des services de santé mentale dans les 400 points d’accès en CLSC prévus, comme souhaite le faire QS?
Ruba Ghazal n’a pas répondu directement à cette question, mais elle s’est engagée à «offrir des soins de qualité» gratuits à la population.
«C’est pour ça que, dans notre cadre financier, on s’assure d’aller chercher l’argent et d’investir 1,8 milliard de dollars par année.»
Au début de la campagne électorale, Québec solidaire avait proposé d’élargir le réseau des CLSC et d’en faire la porte d’entrée du système de santé.
«En ce moment, c’est horrible la situation pour les gens» qui se sentent perdus dans le système» et «ne savent pas quoi faire».
Les listes d’attente «sont devenues tellement longues dans le réseau public que c’est pratiquement impossible d’obtenir un rendez-vous avec un psychologue» et «la détresse se transforme en souffrance pour ces personnes-là, pour ces jeunes-là, mais aussi beaucoup pour leur famille», a dénoncé Ruba Ghazal.
QS dit sentir l’appui de la population
La cheffe solidaire a été questionnée sur les récents sondages qui montrent que la Coalition avenir Québec, qui obtient entre 16 % et 17 % des intentions de vote, a perdu des points à une semaine du scrutin.
«Il y a beaucoup de sondages», mais «ce qui est important pour nous», c’est de «rester concentré sur l’objectif (…) et présenter aux Québécois et Québécoises une offre politique où il n’y aura pas d’austérité», a expliqué Ruba Ghazal.
Elle a promis que les députés solidaires qui seront élus seront «les chiens de garde des services publics».
Un sondage Synopsis-La Presse révélait dimanche que QS obtiendrait 13 % des appuis de la population alors qu’un sondage Léger-Le Journal/TVA montre que le parti de gauche a la faveur de seulement 9 % des Québécois.
Questionnée à savoir si une diminution du nombre de députés solidaires à l’Assemblée nationale - il y en avait 11 à la dissolution du Parlement - aurait une incidence sur son leadership politique, Ruba Ghazal a répondu qu’il reste une semaine à la campagne et qu’elle demeure concentrée sur le travail sur le terrain.
Dans les bureaux de circonscriptions du parti, comme dans celui de Verdun, ça «fourmille» de bénévoles et de militants, a expliqué la candidate qui soutient sentir l’appui de la population pour ses propositions.
La force de Québec solidaire, a-t-elle ajouté, «c’est le terrain».
