Les promesses électorales du PQ

Voie de contournement à Lac-Mégantic: le PQ prêt à dire non à Ottawa

«Mon engagement, c’est de m’assurer que ce projet-là n’empoisonne pas l’alimentation en eau de la population et des activités agricoles et ça me semble tomber sous le sens.»

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Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, prend la parole devant la Fédération québécoise des municipalités, à Québec, le 25 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, prend la parole devant la Fédération québécoise des municipalités, à Québec, le 25 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Jacques Boissinot)

Un gouvernement péquiste serait prêt à s’opposer au nouveau tracé de la voie de contournement ferroviaire de Lac-Mégantic s’il risque de contaminer les nappes phréatiques.

Plus de 13 ans après la catastrophe ferroviaire qui a fait 47 morts et rasé le centre-ville de cette petite municipalité, le dossier de la voie de contournement — qui vise à sortir le chemin de fer de la zone urbanisée pour ne plus jamais qu’un tel accident se produise — n’est toujours pas réglé.

Un mouvement d’opposition a pris de l’ampleur et regroupe notamment de nombreux agriculteurs.

En point de presse lundi devant l’hôpital de Lac-Mégantic, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a laissé entendre qu’il n’hésiterait pas à s’opposer au projet du gouvernement fédéral - le transport ferroviaire est en effet de responsabilité fédérale au Canada.

«Mon engagement, c’est de m’assurer que ce projet-là n’empoisonne pas l’alimentation en eau de la population et des activités agricoles et ça me semble tomber sous le sens», a-t-il déclaré.

«Il y a des principes de protection de la population. Donc, on ne posera jamais de gestes qui sont susceptibles d’empoisonner, ce serait vraiment ajouter l’insulte à l’injure. S’il faut que la voie de contournement, après ce qui s’est passé, empoisonne les gens, ce sera vraiment inacceptable.»

Il s’engage donc à ce qu’un éventuel gouvernement péquiste prenne en compte de nouvelles données qui n’ont pas été retenues lors des consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

Du même souffle, il a reconnu la nécessité de ne plus faire passer les trains au centre-ville.

«C’est (un enjeu) très sensible, puis ça attend depuis longtemps, là. Donc, je vais faire tout ce qu’on peut dans un gouvernement du Parti québécois pour faire aboutir ce projet-là.»

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste