À moins de 24 heures du scrutin, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a demandé dimanche à ses militants de «tout donner» en vue d’inciter les électeurs à aller voter pour le Parti québécois (PQ).
Il a refusé de s’aventurer à dresser le bilan de sa campagne ou à faire des pronostics, répétant que la parole est maintenant aux Québécois qui ont le goût de changement.
«La seule certitude, c’est que ça va être serré», a-t-il déclaré en mêlée de presse au dernier jour de la campagne, dans la circonscription de Rosemont, à Montréal.
«Je sais que beaucoup de gens pourraient ne pas aller voter et beaucoup de gens hésitent encore», a-t-il ajouté.
«Je n’ai jamais eu peur»
Craint-il que les électeurs ne se déplacent pas lundi et que la participation chute?
«Je n’ai jamais eu peur», a-t-il répondu.
«Au cours des six dernières années où j’ai été chef du PQ, je n’ai jamais laissé la peur gouverner ce que nous faisions, et je tiens cela de Jacques Parizeau» (l’ancien premier ministre péquiste).»
Les plus récents sondages suggèrent que le PQ formerait le prochain gouvernement, mais dans cette lutte à cinq partis, on ne peut prédire actuellement s’il sera majoritaire ou minoritaire en Chambre.
«De tous les partis, celui qui a une force militante, celui avec cette capacité de faire la différence à la dernière seconde, bien c’est nous parce que vous êtes là», a-t-il lancé dans le local électoral de sa candidate Maude Brossard-Sabourin, dans Hochelaga-Maisonneuve.
M. St-Pierre Plamondon a passé la majeure partie de la dernière journée de campagne à Montréal, où le PQ ne détient actuellement qu’une circonscription, la sienne, Camille-Laurin.
Après Hochelaga-Maisonneuve, il s’est rendu dans Rosemont et Maurice-Richard. Ce sont trois circonscriptions qui avaient élu des députés de Québec solidaire (QS) en 2022.
«À Montréal, on vise une progression quand même importante pour le Parti québécois en étant en position de le faire», a-t-il affirmé en mêlée de presse.
Dans Rosemont, il s’est rendu à la rencontre des électeurs dans un marché public bondé, où il a bavardé avec les exposants et les clients.
PSPP et son papa
Puis il est allé à Laval, où son parti semble voir peu de chances de percer selon les sondages, mais ce qui permet au chef d’affirmer qu’il s’est rendu dans toutes les régions du Québec durant cette campagne, contrairement à ses adversaires.
Dans Laval-des-Rapides, une circonscription détenue par les libéraux, plus d’une centaine de militants enthousiastes l’attendaient dans la rue et lui ont réservé un accueil chaleureux.
Qui était présent sur place? Jacques Plamondon, son père. Ému, le chef péquiste avait les larmes aux yeux.
Les militants ont scandé «majorité!», appelant ainsi de leurs voeux un gouvernement péquiste majoritaire, et ils ont entonné «Gens du pays» de Gilles Vigneault.
La région de Laval n’a pas élu de député péquiste depuis Léo Bureau-Blouin en 2012.
La veille, M. St-Pierre Plamondon avait fait campagne à Québec et dans la Mauricie, deux autres régions où les résultats pourraient être serrés.

