La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, fait fausse route en voulant poursuivre le gouvernement du Québec pour solutionner la crise de l’itinérance, a estimé le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, jeudi.
Au sortir d’une rencontre «positive» avec la mairesse, il a fait savoir qu’ils s’entendaient très bien sur les mesures à mettre en place dans la crise actuelle, mais il a exprimé son désaccord concernant la judiciarisation de l’enjeu, une option que n’écarte pas la mairesse.
La semaine dernière, elle avait laissé entendre qu’elle regardait «toutes les options», même juridiques.
«Elle m’a expliqué la logique, je comprends sa logique, mais je pense qu’on n’aura pas besoin d’aller là parce qu’une fois qu’on a conclu qu’on poursuivait exactement les mêmes objectifs, les chances qu’on se retrouve dans une judiciarisation de ce qui est consensuel me semblent à peu près nulles», a expliqué M. St-Pierre Plamondon en mêlée de presse au sortir de l’hôtel de ville, dans le Vieux-Montréal.
Il juge en effet que s’il forme le prochain gouvernement le 6 octobre, il mettra en place des mesures à la satisfaction de la mairesse.
«Je comprenais sa logique. Seulement, dans le scénario d’un gouvernement du Parti québécois, ça n’arrivera pas, en toute vraisemblance.»
Il a rappelé que le PQ s’est engagé à investir 1 milliard $ sur quatre ans pour lutter contre l’itinérance, notamment pour fournir avant tout des logements abordables aux personnes qui doivent vivre dans la rue.
Engagement en intelligence artificielle
Par ailleurs, le PQ s’est engagé jeudi à créer un comité d’experts et d’encadrement de l’intelligence artificielle (IA) pour «évaluer les opportunités et les impacts potentiels de cette technologie» sur l’ensemble de la société québécoise.
Le PQ soutient que son comité serait d’abord responsable d’évaluer les conséquences de cette technologie sur des «secteurs prioritaires», dont l’école, le travail, les entreprises et l’appareil gouvernemental.
Il s’engage ensuite à mettre en œuvre les recommandations du comité «en nous inspirant également des meilleures pratiques ailleurs dans le monde».
Le parti souligne qu’il «mettra à contribution» les entreprises québécoises spécialisées dans le développement de l’IA, incluant Mila, IVADO et Obvia.
«Un comité d’experts et d’encadrement comme celui que nous proposons aura l’expertise nécessaire pour informer la population et pour trouver des solutions sur la place que devrait prendre l’IA dans les différentes sphères de notre vie collective», a souligné Anne Nguyen, une spécialiste de l’IA qui se présente sous la bannière péquiste dans la circonscription de Prévost.
Le Parti libéral du Québec s’est aussi engagé à adopter un «encadrement de l’IA dans le domaine public et privé qui sera basé sur le principe de transparence».
Au lendemain du dernier débat des chefs, jeudi, la caravane péquiste passait la 29e journée de campagne à Montréal.
