Les promesses électorales du PQ

Le Parti québécois veut interdire les insultes proférées aux policiers

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Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, rencontre une électrice dans un marché de Québec, le 26 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, rencontre une électrice dans un marché de Québec, le 26 septembre 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Jacques Boissinot (Jacques Boissinot)

LAC-MÉGANTIC — Un gouvernement péquiste interdirait les injures proférées aux policiers, imitant ainsi la Ville de Montréal.

En conférence de presse lundi matin à Ulverton, dans la circonscription de Richmond, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a décliné les mesures de sécurité publique qu'il compte mettre en place s'il forme le prochain gouvernement.

«il y a une très petite minorité qui se croit un peu tout permis au point d'insulter les policiers et c'est un phénomène qui a beaucoup de portée parce que certains extraits deviennent viraux et donc changent la perception, et je pense que ce n’est pas acceptable», a plaidé le leader du PQ.

Selon lui, la mesure mise en place par Montréal concernant les injures aux policiers est un point de départ pour établir des règles de civisme.

«La Ville de Montréal a raison de rendre plus clair ce qu'on attend de la population et ce qu'on attend des policiers également, lorsqu'il est question d'appliquer la loi dans le civisme, et lorsqu'on en sort, que ce soit sûr qu'il y a des conséquences et que ce n'est pas un bar ouvert d'insultes», a-t-il fait valoir.

Le policier devrait exercer son jugement dans les cas où l'état de la personne est altéré par l'alcool, la drogue ou des médicaments.

Une législation serait déposée à l’Assemblée nationale et une commission parlementaire étudierait ensuite la proposition.

Le PQ estime qu'il est temps de donner un coup de barre en sécurité publique, même si le taux de criminalité a diminué l'an dernier.

Le chef péquiste a notamment souligné que les agressions sexuelles, le harcèlement criminel et les féminicides demeurent en hausse.

Le nombre de crimes graves est toujours 8 % supérieur à son niveau d'il y a 10 ans, tandis que le taux général de criminalité est également 7 % plus élevé qu'en 2015, a-t-il ajouté.

Le PQ a rappelé les engagements qu'il avait pris précédemment, entre autres l'embauche de 800 nouveaux policiers dans un premier mandat, l'embauche de 100 nouveaux procureurs de la Couronne également, ainsi que l'ajout de 100 nouveaux travailleurs sociaux qui intégreraient des escouades mixtes.

Patrice Bergeron, La Presse Canadienne

Patrice Bergeron

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Journaliste