Les promesses électorales du PQ

Itinérance, TVQ, taxe sur l'essence: les 100 jours d'un gouvernement PSPP

M. St-Pierre Plamondon a martelé qu’il veut décrocher une majorité pour pouvoir mettre en œuvre rapidement son programme.

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PSPP présente les priorités pour les 100 premiers jours d'un gouvernement du PQ Paul St-Pierre Plamondon a présenté samedi les priorités d'un gouvernement péquiste lors des 100 premiers jours de son mandat si la formation politique est portée au pouvoir lundi.

Itinérance, éducation, taxe sur l’essence, TVQ: le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a décliné samedi les actions qu’il allait réaliser dans les 100 premiers jours d’un éventuel gouvernement péquiste.

En conférence de presse à Québec, dans une région où se dérouleraient plusieurs luttes serrées entre le PQ et le PCQ ou encore entre le PQ et QS, M. St-Pierre Plamondon a martelé qu’il veut décrocher une majorité pour pouvoir mettre en œuvre rapidement son programme.

Pour ses 100 premiers jours, il débloquerait d’abord un budget spécial pour l’itinérance, en phase avec son engagement d’ajouter 1 milliard $ sur quatre ans dans la lutte à l’itinérance.

Il réaliserait aussi rapidement sa promesse de retirer la TVQ sur les biens d’occasion.

Il entend également agir promptement pour baisser la taxe sur l’essence, qui équivaut à une réduction de sept cents par litre.

Il verserait aussi 100 millions $ pour contrer l’insécurité alimentaire.

Un premier ministre St-Pierre Plamondon mettrait aussi sur pied un secrétariat à l’efficacité gouvernementale pour réduire la bureaucratie et lancerait un audit sur les projets informatiques du gouvernement.

Il déposerait également une nouvelle planification sur l’immigration pour «reprendre le contrôle».

Et enfin, il entreprendrait des États généraux sur l’éducation pour regrouper tous les acteurs du système et s’entendre sur des solutions.

Le chef du PQ a passé la majeure partie de la journée samedi à faire campagne à Québec, pour une deuxième journée consécutive, à moins de 48 heures du jour du vote.

Mais il a fait un crochet en fin de journée vers Champlain, en Mauricie, pour donner un coup de pouce à René Branchaud, une des pointures économiques de l’équipe du PQ.

M. St-Pierre Plamondon s’est arrêté à Saint-Stanislas de Champlain, pour saluer des partisans et visiter une microbrasserie.

La directrice de campagne de M. Branchaud, Ghislaine Fiset, a fait plusieurs campagnes pour le PQ et celle-ci sera la dernière, a-t-elle dit aux journalistes.

«Pour la dernière, je veux un ministre», a-t-elle lancé, en assurant que M. Branchaud est parmi les «ministrables». Le chef péquiste a lui-même vanté son candidat, avec qui il a déjà travaillé.

M. St-Pierre Plamondon a également discuté avec des opposants au Projet Mauricie de TES Canada, une usine d’hydrogène qui veut s’alimenter avec ses propres parcs éoliens privés disséminés un peu partout dans la région.

Le chef du PQ a réitéré son opposition au projet parce que selon lui, il ne recueille pas l’acceptabilité sociale.

Selon les sondages, plusieurs duels se profilent à Québec. En matinée, le chef péquiste est allé dans Vanier-Les Rivières, où sa candidate Stéphanie Martin livre bataille notamment au candidat conservateur Patrick Paquet.

Puis il s’est rendu dans Charlesbourg serrer les mains de quelques clients d’un supermarché afin d’appuyer son candidat Gabriel Coulombe.

Enfin, il est allé dans un café de la circonscription de Louis-Hébert, en soutien à sa candidate Chloé Fauchon.

La veille, il avait fait campagne dans Jean-Lesage, où le candidat péquiste Claude Villeneuve veut déloger le député sortant Sol Zanetti, de Québec solidaire.

Et M. St-Pierre Plamondon s’est aussi aventuré jusqu’à Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, où son candidat François Gariépy doit affronter la montée du Parti conservateur.

Patrice Bergeron

Patrice Bergeron

Journaliste