Même s’il fait du surplace dans les intentions de vote, le chef libéral, Charles Milliard, écarte définitivement la possibilité de former un gouvernement de coalition avec sa rivale caquiste, Christine Fréchette, pour bloquer le Parti québécois (PQ), toujours en avance.
«Jamais de la vie!», a tranché le chef libéral. «Il n’y a aucune coalition possible avec la Coalition avenir Québec (CAQ). Le Parti libéral du Québec est le seul parti fédéraliste sur le bulletin de vote. Et je suis venu en politique pour réparer les dégâts de la CAQ, alors je ne vais pas m’associer avec les pyromanes», a-t-il raillé en point de presse à Laval.
Le plus récent sondage Pallas Data rendu public lundi matin montre peu de mouvement dans les intentions de vote de l’électorat québécois. Les libéraux sont toujours en troisième place avec 20 %. Le parti de Charles Milliard ne recueille que 12 % chez les francophones.
Au moment de publier, l’agrégateur de sondages Qc125 indiquait que si les élections avaient lieu aujourd’hui, le PQ récolterait 53 sièges, les libéraux 30 et la CAQ, 25.
Or, bien que l’addition des sièges caquistes et libéraux permettrait de dépasser le PQ, Charles Milliard ne veut rien savoir de l’idée d’une alliance avec la CAQ.
«Jamais je ne vais m’associer à ce mauvais gouvernement-là qui a détruit les finances publiques, qui a désuni les Québécois dans les huit dernières années. Je suis venu en politique pour les tasser. Alors je ne vais certainement pas me coaliser avec eux», a-t-il lancé.
Le capitaine des rouges a tout de même admis qu’il allait devoir «communiquer davantage et différemment» pour la suite de la campagne.
«Je suis convaincu qu’on a la meilleure équipe, qu’on a les meilleures propositions et qu’on a la meilleure approche», a-t-il ajouté.
