À l’instar de ses adversaires, le chef libéral Charles Milliard s’engage à réduire la taille de l’État, notamment en diminuant le nombre de fonctionnaires, arguant qu’il y a du «rationnement à faire». Il ne s’est toutefois pas avancé sur un chiffre.
«Tout le monde s’entend pour dire qu’il y a des économies qui sont possibles en dégraissant l’État québécois», a-t-il affirmé en point de presse, mercredi, à Louiseville.
Le capitaine des rouges doit donner plus de détails sur cet engagement plus tard dans la campagne.
«J’ai très hâte de vous en parler, mais c’est évident que l’État actuel mérite d’avoir plus d’efficience et d’efficacité», a-t-il ajouté.
Plus tôt mercredi, la cheffe caquiste Christine Fréchette a annoncé qu’elle comptait abolir 2900 postes de fonctionnaires par un programme de départ volontaire. Une proposition qui n’a pas impressionné Charles Milliard.
«De toute évidence, ce n’est pas le parti qui a engraissé l’État québécois qui va réussir à le dégraisser», a-t-il raillé.
Le chef libéral a assuré que ses coupes ne seraient pas de l’ampleur de celles du Parti conservateur d’Éric Duhaime, qui compte abolir 20 000 postes de fonctionnaires.
Le Parti québécois, quant à lui, propose de réduire les coûts de rémunération dans le secteur public de 2,5 % sur trois ans.
Québec solidaire a mis en garde contre de telles propositions.
«On l’a essayé, des gens qui nous disent, on va couper dans la fonction publique puis ça n’aura aucun impact. Bien c’est pas vrai», a lancé Ruba Ghazal en point de presse à Saint-Jérôme.
Améliorer les infrastructures
Charles Milliard faisait mercredi une annonce sur les infrastructures, après avoir égrené des promesses sur le logement. Pour «renverser la tendance de la dégradation de nos infrastructures», il a annoncé qu’il souhaite consacrer 75 % du Programme québécois d’infrastructures (PQI) au maintien des actifs jusqu’à ce que 80 % d’entre elles soient jugées «dans un état satisfaisant» ou mieux.
«Notre cible de 80 % est ambitieuse, mais nécessaire, considérant l’échec de la CAQ au cours des huit dernières années. Au cours de cette période, le déficit de maintien d’actifs a augmenté de 198 % pour atteindre 44,8 milliards $, un record», soulignent les libéraux par voie de communiqué.
Ainsi, 25 % du PQI servira pour de nouveaux projets, comme le troisième lien entre Québec et Lévis que promettent les libéraux.
Le Parti libéral du Québec s’engage à rehausser le PQI à 195 milliards $ sur dix ans à partir de 2027. On souhaite également que le PQI soit établi sur 25 ans plutôt que dix afin de donner «une meilleure prévisibilité».
M. Milliard s’engage aussi à faire le ménage dans les «quelque 200 programmes» de financement des infrastructures municipales, afin de faire économiser aux villes temps et argent.
En ce septième jour de campagne électorale, Charles Milliard passe du temps à Louiseville et Shawinigan. Il a visité des entreprises du coin.
Le chef libéral va terminer sa journée par un rassemblement militant à Trois-Rivières.


