Les promesses électorales du PLQ

Le Parti libéral du Québec veut couper 12 000 fonctionnaires sur cinq ans

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Le PLQ présente son plan pour améliorer l’efficacité de l’État Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard a présenté son plan pour améliorer l’efficacité de l’État. Le plan passe entre autres par l’élimination de 12 000 postes de fonctionnaires sur cinq ans pour «ramener progressivement l’État à la bonne taille»

Après la CAQ, le PQ et le PCQ, au tour du chef libéral, Charles Milliard de s’avancer sur le nombre de fonctionnaires qu’il souhaite voir disparaître de l’État québécois. Il s’est engagé à supprimer 12 000 postes à temps plein sur cinq ans, et ce, sans affecter les services à la population.

Le chef libéral assure que ce ne sera pas des «coupes aveugles».

«On va donc revoir les façons de faire ministère par ministère, organisme par organisme, fonction par fonction», a-t-il expliqué en point de presse mercredi à Québec.

Charles Milliard a dit qu’il ne voulait pas lancer un chiffre «pour faire spectaculaire». Mais comment est-il donc arrivé à 12 000 fonctionnaires de moins? Il faudra, encore une fois, attendre le cadre financier pour le savoir. Le chef libéral a promis qu’il sera présenté dans «quelques jours».

«Notre approche est, encore une fois, raisonnable et méthodique», a-t-il assuré.

Le capitaine des rouges assure que ce n’est pas le travail des fonctionnaires qui est remis en cause, mais croit qu’il y a de la «rationalisation» et de la «mutualisation» à faire dans les services. Il mise notamment sur l’intelligence artificielle pour rendre l’État plus efficace.

«Depuis huit ans, la CAQ a fait grossir l’État à une vitesse impressionnante. On a ajouté des structures, des agences, des cadres, des niveaux d’approbation. Par contre, on n’a pas amélioré les services au même rythme. Alors, plus de monde, moins de services», a-t-il soutenu.

Les libéraux croient pouvoir économiser 1,7 milliard $ avec ces coupes. Les postes touchés seraient principalement dans la gestion et les services administratifs.

Le PLQ précise que cette diminution s’effectuerait par attrition, avec des incitatifs au départ volontaire et par un redéploiement, mais «jamais par coupes paramétriques».

Le chef libéral a réitéré ne pas vouloir supprimer des postes en santé, en éducation et en culture. Il n’a pas voulu s’avancer pour l’instant à savoir quels ministères seraient touchés par les réductions d’effectif.

De plus, on dit vouloir donner plus d’autonomie aux fonctionnaires, éliminer les dédoublements, pour leur permettre de «consacrer davantage de temps aux services aux citoyens».

La cheffe caquiste, Christine Fréchette, compte abolir 2900 postes de fonctionnaires par un programme de départ volontaire. Les conservateurs promettent plutôt d’en supprimer 20 000. Du côté du Parti québécois, on propose de réduire les coûts de rémunération dans le secteur public de 2,5 % sur trois ans.

«Il faut se tenir debout»

Alors que l’ombre de la guerre tarifaire de Donald Trump continue de planer sur la campagne électorale québécoise, M. Milliard a pressé le gouvernement fédéral de négocier. Il soutient que le Québec ne doit pas hésiter à utiliser son «arme», soit l’hydro-électricité.

«On peut pas toujours aller de contre-tarifs en contre-tarifs. Je pense que l’on va avoir besoin de s’asseoir avec l’administration américaine puis de voir quels sont les points où on peut, de part et d’autre, obtenir des gains», a-t-il affirmé.

«Il y a un petit groupe de protectionnistes à Washington qui sont en train d’envenimer une des relations économiques les plus stables dans l’histoire commerciale mondiale. Il faut se tenir debout», ajoute Charles Milliard.

Selon lui, il est «possible» que la guerre tarifaire provoque une récession au Québec.

Charles Milliard, ainsi que ses quatre rivaux, va participer à l’émission «Cinq chefs, une élection» diffusée sur les ondes de Radio-Canada mercredi soir. Le chef libéral mise sur ce genre de rendez-vous télévisuel national pour lui permettre de se faire connaître du grand public.

Le premier débat électoral sera diffusé à TVA et aura lieu le 15 septembre. Le lendemain, les chefs croiseront le fer lors d’un deuxième duel sur les ondes de Noovo. Le débat de Radio-Canada se tiendra le 23 septembre.

Thomas Laberge

Thomas Laberge

Journaliste