Les promesses électorales du PCQ

Déréglementation et PPP: le plan du PCQ pour les infrastructures

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«Il faut réparer»: Éric Duhaime présente son plan en infrastructure Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a présenté lundi son plan en infrastructure.

Le Parti conservateur du Québec veut déréglementer l’industrie de la construction et prioriser l’entretien des actifs existants plutôt que la construction de nouveaux projets, en allouant 80 % du budget à l’entretien et aux réparations des infrastructures de l’État.

Le chef du PCQ, Éric Duhaime, accompagné des candidats Adrien Pouliot et Tarek Henoud, a présenté le plan du parti en infrastructures lundi après-midi à Victoriaville.

Le PCQ a l’intention d’allouer 80 % du Plan québécois des infrastructures (PQI) au maintien des actifs «jusqu’à ce que le déficit de maintien des actifs représente 6 à 7 % de la valeur de remplacement des infrastructures», une cible que le parti compte atteindre entre cinq et sept ans.

En guise de comparaison, le pourcentage du PQI consacré au maintien des actifs a atteint 71 % dans les projections de l’édition 2026-2036, présentée en mars dernier par le gouvernement de la Coalition avenir Québec.

Déréglementation du secteur de la construction

Depuis le début de la campagne, le parti d’Éric Duhaime répète qu’il compte augmenter la productivité de l’industrie de la construction et l’une des façons d’y arriver est d’enlever des contraintes aux entrepreneurs qui réalisent des travaux publics.

«Avec les devis qu’on propose, on va laisser une entière liberté aux entrepreneurs quant aux méthodes utilisées, pourvu qu’ils construisent quelque chose de durable», a indiqué Adrien Pouliot, porte-parole en matière d’économie et de finances publiques, dans un communiqué.

Pour limiter les dépassements de coûts, le parti mise également sur le recours accru aux partenariats public-privé.

Le plan des conservateurs souligne que le secteur de la construction au Québec compte 25 métiers réglementés et encadrés par la loi R-20.

Le PCQ veut réduire ce nombre à sept corps de métier, comme en Ontario, ce qui permettrait, selon le parti d’Éric Duhaime, de sauver du temps et de l’argent.

«Une polyvalence accrue permettrait de récupérer environ 10 % des heures travaillées», souligne le plan des conservateurs.

Les conservateurs proposent également de retirer les contraintes liées à la mobilité de la main-d’œuvre et d’accorder une exemption de permis pour les rénovations simples.

Implanter des jumeaux numériques

Le PCQ promet de mettre fin aux «dépassements de coûts systématiques» en implantant, de façon progressive, des «jumeaux numériques» pour les infrastructures à la charge de l’État.

Un jumeau numérique est défini, dans le plan en infrastructures publié par le PCQ, comme «une copie conforme numérique d’une infrastructure ou d’un système, qui utilise la modélisation 3D et souvent l’intelligence artificielle pour structurer et présenter les données de manière fiable, facilement interprétable, rapide et complète».

Ce type d’outils permettrait de «connaître exactement tous les détails d’une infrastructure, de s’y retrouver facilement et rapidement, d’éviter les mauvaises surprises lors des travaux et de planifier les interventions de la manière la plus efficace et la moins coûteuse possible».

Stéphane Blais

Stéphane Blais

Journaliste